Miami Vice, sorti en salles le 16 août, a connu une production quelque peu houleuse. Entre la fusillade survenue lors des prises de vue en République dominicaine, l’hospitalisation de Colin Farrell et les pannes à répétition de la caméra HD lors des séquences trop mouvementées, le budget a considérablement augmenté, dépassant aisément les 135 millions de dollars prévus. Mais ces quelques difficultés semblent bien dérisoires face aux catastrophes essuyées pendant des tournages devenus désormais mythiques Voici quelques exemples de tournages difficiles, la liste n’est bien sûr pas exhaustive.
Michael Mann sur le tournage de Miami Vice Apocalypse Now de Francis Ford CoppolaEvidemment le plus connu par son ampleur, sa démesure et la folie qui en a émergé. Après les succès des deux premiers
Parrains. Francis Ford Coppola (qui devra faire face quelques années plus tard avec
Cotton club à un autre tournage épique) signe à nouveau un chef d’œuvre. Mais cette œuvre légendaire n’a été en quelque sorte possible qu’avec la série de désastres qui ont frappé le tournage. Prévu pour une durée de six semaines, il dura finalement 16 mois. Coppola fut obligé d’investir son propre argent pour continuer les prises de vue. L’attaque cardiaque de Martin Sheen, la prise constante de drogue par l’équipe technique et les acteurs ou le typhon qui ravagea le plateau lui firent perdre une cinquantaine de kilos et le conduisirent à plusieurs tentatives de suicide. A cela s’ajouta l’arrivée de Marlon Brando n’ayant pas lu la moindre ligne du scénario et souffrant d’un surplus de poids de 40 kg.
Le montage du film s’étendit quant à lui sur près de 3 ans. La durée totale des rushs s’élevait à 200 heures. Le mixage prit aussi beaucoup de temps : il fallut post-synchroniser de nombreux dialogues à cause du son parasite des hélicoptères.
Eleonore Coppola, sa femme présente sur le tournage, a tourné un documentaire très révélateur de cette folie ambiante, intitulé
Au cœur des ténèbres (Heart Of Darkness, toujours inédit en DVD, collectionneurs agrippez-vous à votre Laserdisc !, ndlr), référence au roman de Joseph Conrad dont est adapté le scénario.