Par Nicolas Houguet - publié le 22 avril 2008 à 10h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h37 - 0 commentaire(s)
Le divertissement dans sa noblesse première

La saga des Indiana Jones a un gros côté train fantôme. Les squelettes, les pièges, les serpents, les insectes, les rats, tout ça joue sur la même émotion, celle des frayeurs répandues et pas graves. Très « pirate des Caraïbes » comme ambiance. Regarder cette trilogie, c’est avoir le droit de monter dans ces grands manèges à sensation qu’on vous interdit quand vous êtes trop petit, et frissonner de plaisir, sursauter avec jubilation, même si on sait qu’à la fin, tout finira bien. On vous ballotte un peu dans tous les sens et vous ressortez avec la banane. D’ailleurs, on a envie d’y remonter dans le manège… Indiana Jones fait partie de ces films que l’on peut revoir encore et encore sans jamais se lasser avec la même jubilation. Comme un gamin qui connaitrait un manège par cœur et s’y laisserait prendre quand même.


Ça renvoie aux émotions que procurait le cinéma à ses tous débuts. Le frisson des personnes quand le train s’arrêtait aux limites de l’écran, à son entrée en gare de La Ciotat (dans l’un des premiers films des frères Lumière) et que les gens avaient peur qu’il leur arrive dessus. Ça rappelle les rires de ces mêmes spectateurs devant « l’arroseur arrosé » ou les premiers films de Chaplin. Ce public qui rêvait devant les voyages fantastiques de Méliès.


George Lucas et Steven Spielberg sont les dignes successeurs de ce cinéma là, à la fois simple et noble, dans sa volonté de transporter et de divertir le spectateur dans un spectacle trépidant qui n’insultera pas son intelligence. Ils se servent de la mémoire collective, d’une sorte de culture commune pour faire renaitre l’innocence émerveillée qui nous a poussés à aimer le cinéma, cet art qui, lorsqu’il est entre de bonnes mains, parvient un moment à nous soulager de nous-mêmes. C’est à la recherche de ce trésor enfoui en chacun de nous, de cette émotion première que cette trilogie nous entraîne.
Pourvu qu’on puisse reprendre le même manège bientôt pour la quatrième fois !
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