1) PRÉLIMINAIRE HISTORIQUE ET CRITIQUE SOUS FORME DE FLORILEGE Kobayashi cinéaste adaptateur d’oeuvres littéraire : inscription dans une tradition « (...) Il convient de souligner à ce propos la grande influence qu’a eu la littérature japonaise sur le film. La majorité des bons films réalisés récemment sont des adaptations de roman. Il y en avait eu auparavant. Mais il ne s’agissait que de porter mécaniquement à l’écran de vulgaires romans, et le résultat en était tout aussi vulgaire. Maintenant, les auteurs célèbres acceptent d’écrire des scénarios, et les adaptations de chefs-d’œuvres littéraires ont parfois une valeur artistique égale à celle de l’œuvre littéraire.
Akira Iwasaki,
Histoire du cinéma japonais des origines muettes au parlant jusqu’à l’année 1937 in
Cinéma 55 n°6
spécial Japon, Paris juin-juillet 1955, p. 92
Kobayashi considéré en France comme représentant d’un nouveau cinéma mais pas d’une nouvelle vague « Kobayashi donne l’exemple d’un nouveau cinéma japonais qui, profitant de l’expérience de Kurosawa, mais avec plus de rigueur, s’engage vers une remise en question des valeurs du passé. Son pessimisme, quoique moins complaisant, fait écho à celui d’Ichikawa. »
Michel Ciment,
Positif n°56, critique de
Hara-Kiri, Paris novembre 1963, cité par Max Tessier, op. cit. infra. (1974)
La découverte française tardive du film monumental de Kobayashi « Bientôt sortira, après quelque sept années de patience, ce qui sera certainement l’un des évènements de l’année cinématographique : la première partie de la célèbre trilogie de Masaki Kobayashi :
Ningen no Joken (La Condition de l’homme) intitulée
Pas de plus grand amour, durée : trois heures vingt minutes. Sauf erreur, la seule et unique présentation publique des trois parties en France a eu lieu à la Cinémathèque Française, lors du Panorama japonais de 1963 ; encore s’agissait-il de versions tronquées, dont la projection in extenso ne dépassait pas huit heures, alors que la durée originale frôle les dix heures, ce qui en fait le plus long film du monde. (...°) »
Max Tessier, «
J’ai vécu l’enfer de Mandchourie » in Cinéma 68 n°125, Paris avril 1968, pp.19-20