Qualitativement parlant c’est encore une évidence : Pixar domine largement son adversaire, et le récent
Shrek le troisième vient creuser le gouffre entre les deux studios. Que ce soit au niveau technique ou bien scénaristique Pixar fait preuve d’une plus grande exigence, d’une volonté d’innover et de prendre des risques en permanence (par exemple :
WALL.E, le Pixar de 2008 montrant un robot vivant seul sur une planète Terre dévastée, devrait normalement être sans aucun dialogue).

Alors que Dreamworks capitalise d’abord sur les suites, avec pas moins de trois annoncées (dont un spin-off)
2 et 3. Même si Pixar annonce un
pour 2009 (soit dix ans après le deuxième) cela ne répond pas pour autant à une logique commerciale car les plus gros succès du studio que sont
n’ont aucune suite de prévue. De plus
fut mis en chantier par Disney et non pas par Pixar. Lorsque ceux-ci ont fait mains basses sur Mickey, Lasseter a d’abord refusé le film avant de trouver une nouvelle histoire encore meilleure et de lancer la production au sein de Pixar. L’histoire et l’originalité de son auteur sont les principales forces des films Pixar. Comparativement les films Dreamworks n’ont aucune personnalité distincte et semblent avoir été réalisés par des metteurs en scène interchangeables n’ayant en tête que dérision préfabriquée, une estime bien médiocre quant aux possibilités offertes par la technique et un mépris pour le genre en lui-même.