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Etat Des Lieux Du Cinema Turc [page 1]

Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 14 janvier 2009 à 03h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h09 - 0 commentaire(s)
S’il est une cinématographie qui reste discrète tout en gagnant en audience ces dernières années, c’est incontestablement celle qui nous vient de Turquie. En effet, si l’on retient plus sûrement de ses dernières sorties, les films de Fatih Akin et de Nure Bilge Ceylan, le cinéma turc murit, se développe, se structure et plus encore s’exporte. Ainsi, les deux figures précédemment citées aussi incontournables soient-elles, ne sont pas seules. Et bien d’autres prolongent la voie ouverte dès le début du XXe siècle et poursuivie par Yilmaz Güney avec Yol et Mur, deux films primés à Cannes au début des années 1980.



Une industrie qui grandit…
Perdue entre Orient et Occident, la cinématographie turque fait partie de celles qui recueillent ces temps derniers, le plus de critiques louangeuses à l’aune des films qu’elle nous donne à voir. Mais si la qualité d’un cinéma ne se mesure pas aux seuls fleurons qui s’expriment à l’international, il faut reconnaître la force grandissante de l’industrie locale. Ainsi, à la rencontre de deux univers, cette dernière se développe. Et Yesilçam du nom de la rue d'Istanbul qui fut longtemps synonyme de cinéma en Turquie, s’exprime comme jamais depuis quelques années.

Depuis quelques années, le nombre de métrages produits dépasse annuellement la trentaine et tend à progresser sans accuser de trop grandes variations. Preuve d’une vigueur nouvelle, ce chiffre est aussi à ramener à la part des films nationaux présents en salles. En effet, dépassant ou voisinant selon les années les 40% de parts de marché, le cinéma turc se défend bien et fait montre d’une santé en progrès. Autre élément significatif, l’accroissement des entrées qui se stabilise au-delà des trente millions est le signe d’une industrie capable de résister à la déferlante américaine. Dans une certaine mesure, l’industrie turque affiche donc un bilan satisfaisant.



De plus, si l’on rapporte ces perspectives appréciables à un nombre d’écrans en progrès dépassant dernièrement les 1400 unités, l’industrie turque semble afficher un développement évident et d’autant plus sûr qu’elle place dans ses box offices annuels, des films écrits, tournés et produits en Turquie par des nationaux. Face à un tel constat, des limites sont toutefois à souligner.


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