Par La Rédaction - publié le 21 août 2008 à 18h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h33 - 0 commentaire(s)
Elle est belle, attirante, sensuelle, et en plus elle a l'air sympa ! Eva Mendes s'impose aujourd'hui comme la véritable "bomba latina" de référence, devant Jennifer Lopez ou Salma Hayek dont les carrières d'actrices semblent actuellement moins en vogue. Surtout, la filmographie d'Eva révèle des choix pas forcément toujours heureux, mais dictés par un réel souci de diversité. Notre classe/pas classe se penche donc sur son cas.



URBAN LEGEND 2 : pas très classe
Urban Legend sans être mémorable, loin de là, pouvait se regarder d'un oeil distrait car il avait le mérite de respecter quelques codes incontournables du bon slasher : des meurtres sanglants à intervalles réguliers proférés par un tueur mystérieux au mobile abracadabrant. Sa séquelle fait pâle figure. Les légendes urbaines du premier (pitch plutôt sympa dans le contexte du genre) sont très vite oubliées au profit d'un scénario cherchant à privilégier la seule petite idée valable du film, celle d'avoir situé l'histoire au sein d'une école de cinéma pour ainsi permettre un semblant de mise en abîme. Malheureusement cette réorientation du sujet s'accompagne également d'un manque flagrant de meurtres. Si bien que l'ennui nous guette et on en vient à prier que le tueur s'énerve un peu. Car, quoi de plus insupportable qu'un slasher sans d'horribles décapitations ou autres éventrations. Même si le final dans des faux décors de cinéma relève un peu le niveau et si les clins d'oeil à la fois au premier film et à la série produite par Hitchcock qui clôturent le film permettent de terminer sur une note sympathique, la première mise en scène de John Ottman ne risque pas de faire de l'ombre à son célèbre et talentueux comparse, Bryan Singer. A noter qu'une fois n'est pas coutume, le titre français est parfaitement approprié à l'état dans lequel on ressort de la projection.



2 FAST 2 FURIOUS : furiousement pas classe
Suite au succès (surprise) du film de Rob Cohen en 2001, on n'est franchement pas étonné de voir à nouveau débarquer les bolides de Fast and Furious. Seulement voilà entre les deux films, le principal attrait du premier opus (exception faite des voitures évidemment) à savoir le charismatique Vin Diesel s'est fait la malle et a embarqué son réalisateur et principal instigateur du projet, Rob Cohen, vers de nouveaux (funestes) horizons (xXx). Pour conduire les rennes de cette suite, on se retrouve donc avec John Singleton. Un choix qui pourrait être étonnant pour un ancien grand espoir au rayon cinéaste engagé et talentueux (la claque Boyz'N the Hood) mais qui s'avère logique au vu des prétentions artistiques minimalistes du réalisateur depuis pas mal d'années (avec en point de mire son dernier film, Shaft). A la tête d'un budget des plus confortables (76 millions de dollars, soit le double du premier film), on attendait donc que Singleton fasse au moins honneur à une suite au titre exponentiellement gonflé : 2 Fast 2 Furious. Il n'en est malheureusement rien !

Alors certes, les bagnoles sont plutôt belles et assez bien mises en évidence (surtout si on compare le résultat avec celui de 60 secondes chrono), les poursuites hautement improbables (le clou du spectacle avec une cascade que même Rob Cohen et Vin Diesel n'ont pas osé faire sur leur xXx), la musique ou plutôt les tubes musicaux omniprésents ; mais il en faudrait nettement plus pour que 2 Fast 2 Furious échappe à ce qu'il est : un blockbuster estival boursouflé qui sans l'abattage d'un gros studio derrière aurait directement gagné une place de choix dans les rayons des vidéos club.


Vos réactions


logAudience