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Fast And Furious : Briefing Avant Le 4 ! [page 1]

Par Thobias Richard - publié le 02 avril 2009 à 02h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 23h43 - 0 commentaire(s)
Prévu pour une sortie nationale le 8 avril prochain, le quatrième épisode de la saga consacrée aux bad guys du tuning et sobrement baptisé Fast and Furious 4 devrait faire parler de lui puisqu’il déballe le grand jeu. Non seulement les fans de la franchise y trouveront leur compte en matière de courses, de bolides ornés de leurs plus beaux néons et en bastons, mais surtout il leur sera offert un petit cadeau qui vaut à lui seul le détour : l’ensemble de l’équipe originelle a été reconstituée pour boucler une sorte de conclusion aux aventures de la boule de billard bodybuildée Dom Toretto et de son complice l’agent infiltré Brian O’Conner. Respectivement interprétés par le mastodonte Vin Diesel et le bellâtre Paul Walker, les deux se retrouvent donc dans une intrigue un peu plus sombre que les précédentes, un nouveau chapitre mêlant trafic de drogue, vengeance et rédemption… Le but ? Aller vers autre chose, quitter la course automobile, conserver les personnages et tenter de les faire évoluer dans quelques tribulations inédites et originales.



Car en un peu moins d’une poignée de volets, on peut dire que la franchise aura bien épuisé le filon. Avec ou sans ses vedettes, avec ou sans liens, tout aura été tenté pour faire perdurer ce qui aurait pu être une excellente série. Ceux qui les auront déjà découverts le savent : dès le second épisode, les espoirs furent brisés dans l’œuf, l’abandon de Diesel y étant sans doute pour quelque chose… Un épisode alternatif au Japon et un court-métrage encore inédit en République Dominicaine plus loin, l’ensemble retrouve donc un peu de son prestige avec sa véritable vocation de vouloir conserver le cahier des charges traditionnel pour convaincre le néophyte et un désir d’ouverture vers de nouveaux horizons. Et pour cela, Justin Lin, réalisateur des deux derniers segments, n’hésite pas à rompre gentiment avec les conventions ! Rien que pour cela, un petit topo sur l’historique de la série s’imposait.



Il y a une espèce de schizophrénie charmante, déroutante voire horripilante qui hante cet énième volet de la franchise Fast and Furious : tandis qu’ils est forcé et contraint de conserver les éléments majeurs qui firent, chose stupéfiante, le succès de la série (courses, poufs, gros bras, RnB et bières…), Justin Lin s’évertue à essayer de faire rebondir la machine sur de nouveaux terrains. Avec l’aide de la plume de son fidèle scénariste Chris Morgan, gentil beauf s’épanouissant du côté des rallyes du jeudi soir et des adaptations de Mark Millar (Wanted), il tente quelques astucieuses manœuvres. Même si on reconnaîtra inévitablement la considérable prise de risque, on restera tout de même objectif quant au résultat. Aussi malgré l’initiative de sacrifier l’un des personnages principaux dès les premières minutes du quatrième volet pour mieux lancer les rouages d’une vengeance sans pitié, on s’inquiètera du manque évident d’affinités qui lient le spectateur au groupe de personnages. Il est certain que retrouver un réalisateur qui tente réellement de s’appliquer dans l’homogénéité de la série est fort agréable mais, malheureusement, comment faire naître un quelconque rapport d’empathie ou de sympathie avec un protagoniste dont on ne se souvient de rien ? Difficile… si ce n’est impossible ! C’est ce qui arrive pour ce volet qui, malgré la meilleure volonté du monde, s’égare… Mais revenons quelques années auparavant pour mieux resituer qui est qui et qui a fait quoi dans la série, que ce soit en coulisses ou à l’écran.


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