Par David Brami - publié le 28 janvier 2008 à 11h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h41 - 0 commentaire(s)
Tout d’abord diffusée par la chaîne américaine NBC alors en manque d’un véritable programme pouvant s’imposer comme porte drapeau de ses couleurs, la première saison de Heroes, la nouvelle série dirigée par Tim Kring (déjà créateur de Preuves à l’appui) devint rapidement un phénomène mondial. Tant de par ses canaux de distribution (elle fût une des premières à bénéficier d’une si grande popularité de part le monde, ce avant même sa diffusion grâce à la fuite de l’épisode pilote rapidement trouvable sur internet) que par son sujet et son traitement (des super héros traités de manière réaliste sur petit écran bénéficiant d’un budget plus que confortable et d’une armée de scénaristes aguerris), la série s’est muée en phénomène de société et a crée un véritable raz de marée médiatique, ses interprètes étant dorénavant connus aux quatre coins du globe et faisant même dorénavant les choux gras de la presse people au moindre écart ou à la moindre déclaration.


S’intéressant bien plus aux problèmes psychologiques issus des nouvelles habilités de ses personnages qu’à une sempiternelle guerre de super-pouvoirs, la série a tôt fait de parler aux spectateurs et se faire l’écho de leur préoccupations, ces capacités extraordinaires souvent malvenues étant simplement une métaphore de problèmes de société contemporains : symboles de la différence, mises au ban de la société, besoin d’intégration mais aussi envie de se dépasser et de briser les barrières d’une vie physique parfois trop étouffante. Le réalisme du traitement et les effets de mise en scène aidant, le rouleau compresseur Heroes s’est ainsi imposé comme LA série à ne pas manquer en 2007, touchant toutes les communautés grâce à un casting international (on retrouve asiatiques, indiens, américains, hispaniques, haïtiens, …) et explosant nombre de standards de budget et de qualité visuelle sur petit écran. De plus, grâce à des épisodes phares bien pensés (dont un de flashback et un se passant 5 ans dans le futur), Heroes a imposé une mythologie immersive et identifiable, ainsi que des personnages fortement attachants, presque instantanément cultes (comme le japonais Hiro Nakamura (Masi Oka), un geek capable de voyage dans le temps et l’espace, ou encore le bad guy Sylar incarné par le séduisant Zachary Quinto).
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