Revenu dans le présent après s’être brouillé (le mot est faible) avec Takezo (qui se révèle d’ailleurs possesseur d’un pouvoir dont lui-même ignorait lui-même l’existence), Hiro réalise que ses actes dans le Japon médiéval furent non seulement à l’origine des légendes qui le bercent depuis petit d’une manière cruellement ironique, mais également que (THE spoiler de la saison) Takezo est LE bad guy de la saison, venu en ligne direct du Japon médiéval à travers les siècles et ayant la rancune tenace et une vision de l’humanité complètement désenchantée. Alors que la saison souffrait ainsi jusqu’ici du syndrome symptomatique des premières saisons de
Lost (des promesses, toujours des promesses …) la révélation relance de manière ultra énergique dés ce 8ème épisode la saison sur des rails bien mieux huilés, et tout s’enchaîne désormais sans temps morts après un retour en arrière comme d’habitude bien chargé en révélations de toutes sortes. Alors que Peter, tout d’abord retrouvé à moitié nu dans un contenair en Irelande, va progressivement retrouver le contrôle de ses pouvoir et se voir plusieurs mois dans le futur, témoin d’un holocauste causé par le fameux virus, il reviendra dans le présent accompagné d’un Takezo cette fois appelé Adam et bien motivé à mettre la main sur ce fameux virus avant que l’épidémie ne se déclenche.

Course poursuite effrénée menée par Nathan, Parkman et Hiro afin de mettre la main sur Adam et de stopper sa folie meurtrière (dont Peter ne sait d’ailleurs presque rien), cette fin de (mi ?) saison n’oublie évidement pas de traiter du thème qui à donné son nom au présent chapitre. Nommé Générations, ce premier chapitre (sur les deux initialement prévus pour cette saison, la grève des scénaristes n’ayant pas permit que le plan de tournage s’achève comme prévu) voit nombre de personnage s’élever aux rangs de leurs aînés, que ce soit par leurs prises de positions et l’affirmation de leur indépendance (Hiro (tant par rapport à son père que par rapport à Kensei), Claire et Micah dans une certaine mesure) alors que d’autres arrivent enfin à dépasser les traumatisme de leur enfance et comprendre la pleine étendue de leurs pouvoirs (Parkman, capable désormais de contrôler les esprits).

Phénomène tel que la série a même poussé TF1 à proposer la saison en VOD simultanément à la diffusion US afin de ne pas se laisser dépasser par les réseaux de téléchargement illégaux (avec des sous titres cependant pas toujours heureux, mais on saluera tout de même la fort louable initiative), cette seconde saison de
Heroes stigmatise à la fois les défauts et les qualités d’écriture de la série de manière bien moins homogène que lors de sa première année, mais offre une analyse et un traitement des thématiques à la fois convaincant et hautement jouissif, d’autant que cette fois, les scénaristes ont eût l’intelligence de ne pas coupler résolutions satisfaisantes et cliffhangers de fin de saison. Malheureusement, on ne sait aujourd’hui combien de temps il faudra attendre pour enfin voir le troisième chapitre « Vilains », dont le titre explicite promet de plonger dans les méandres les plus obscures de la série et de proposer encore de nouveaux retournement de situations mâtinés de voyages dans le temps et de faux semblants aux révélations prêtes à rendre les foules hystériques.