Par Nicolas Houguet - publié le 09 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 09 octobre 2009 à 12h55 - 0 commentaire(s)
Gary Oldman, avec The Dark Knight de Christopher Nolan revient à un monde plus noir, dans un film sur lequel il ne tarit pas d'éloges (et il est loin d'être le seul). Il donne de la profondeur à Gordon, avant tout un homme qui fait tout pour protéger sa famille, se tenir à l'écart de la corruption, humblement, sans avoir personne pour l'appuyer et la dénoncer avant l'arrivée du chevalier Noir. Il est l'un des derniers honnêtes hommes de Gotham City. Oldman l'enrichit d'une sorte de fébrilité et de sa vulnérabilité habituelle, mais toujours avec une légère pointe de fantaisie (dans Batman Begins lorsqu'il se retrouve au volant de la batmobile). Il le rend tout simplement humain, à l'opposé de son modèle en B.D, plongé dans la noirceur d'une ville corrompue et souvent totalement désabusé. Batman est un personnage schizophrénique par essence que Nolan sublime dans son dernier opus, menant ainsi une réflexion sur la dualité. Et Gordon, habituellement un personnage fonction, participe à cela, d'une manière quotidienne et plus prosaïque que les héros costumés: il est un homme pris entre sa vie de flic et sa vie de famille.



Le fait qu'Oldman ait été choisi pour enrichir l'âme sombre de The Dark Knight est révélateur. Il a connu dans sa carrière tous les tourments et toutes les fantaisies et les a personnifiés de manière souvent magistrale. Il est devenu l'un de ces acteurs fascinants que l'on redécouvre à chaque fois, enrichi par l'expérience de tous ses rôles et de tous les états d'âme qu'il a su traduire. Avec le temps et libéré de ses fièvres et de ses excès, peut-être aussi de quelques démons, Gary Oldman s'est imposé comme une référence indiscutable.



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