Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 31 octobre 2008 à 13h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 18h54 - 0 commentaire(s)
A l’occasion de la sortie rapprochée de W. : l’improbable président, le dernier film d’Oliver Stone et de Dans la peau de George W. Bush, le film d’archives signé Karl Zéro, une figure s’impose dans l’actualité cinématographique, celle du plus contesté des Présidents républicains depuis Richard Nixon : George W. Bush. Affectueusement et promptement rebaptisé W, l’homme est en effet entré dans l’histoire américaine à l’aune d’évènements extraordinaires et plus sûrement encore à la suite d’une première élection plus que contestée. L’heure est donc venue de revenir sur son parcours et sur cette personnalité aussi discréditée que moquée.



L’ombre d’une famille encombrante

Quarante-troisième Président des Etats-Unis et fils de George Bush senior, qui fut pour sa part le quarante-et-unième en fonction, George Walker Bush pourrait apparaître à l’instar d’un des membres du clan Kennedy, comme un héritier et le digne récipiendaire d’une destinée imaginée et préparée pour lui. Il y a en effet de cela si l’on prête attention à ses études et aux cercles qu’il fréquenta.

Fils aîné d’une famille influente de la Côte Est, notre W voit sa naissance augurer du meilleur dans la lignée d’un père instruit au réseau plus qu’étendu. Fin politique et surtout parmi les plus brillants de sa génération, ce dernier fut un universitaire remarqué qui se distingua aussi bien dans les amphithéâtres et sur les terrains de Yale que lors de son engagement en tant que pilote dans la Navy à l’heure du second conflit mondial. Membre de la très discrète organisation Skulls and Bones et de la confrérie Delta Kappa Epsilon qui firent les beaux jours des élites américaines sortant des Universités de la Ivy league, George Herbert Walker Bush est promis à une carrière éminente qu’il mènera tambour battant.



Héros de guerre, membre de la toute neuve CIA avant d’en devenir plus tard le patron, notre homme est sans conteste de ceux qui ont fait l’Amérique des années 1980. Membre de la Chambre des Représentants dès la fin des années 1960, ambassadeur aux Nations Unies et fidèle des différents secrétariats d’Etat de l’ère Nixonienne, Bush père est apprécié et reçoit rapidement le fruit de son infatigable travail de négociateur politique. Choisi comme Vice- Président par Ronald Reagan pour ses deux mandats, ce dernier s’ouvre ainsi les portes d’une Maison Blanche dont il occupera d’ailleurs pour un temps les fonctions, en 1981 suite à l’attentat qui frappa l’acteur Président et en 1985. L’heure du triomphe arrive enfin pour lui en 1988 lorsqu’il bat le démocrate Dukakis, permettant à son fils de retrouver plus directement encore les coulisses du cénacle incontournable de la politique américaine.


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