Gaumont propose au public français de redécouvrir en salles l'un des plus grands classiques signés Gérard Oury,
Le cerveau, avec
Jean-Paul Belmondo, Bourvil, David Niven et
Eli Wallach. Une occasion rêvée pour étudier le parcours d'un réalisateur atypique et talentueux, finalement l'un des plus grands créateurs de la comédie « made in France ».
D'ABORD DEVANT... On connaît tous sa carrière d'auteur et de cinéaste. Mais curieusement, le public oublie que cet homme fut également, à ses débuts, un excellent comédien. S'il n'obtient jamais de rôles véritablement importants, il les enchaîne tout de même avec une certaine vigueur. Il commence ainsi dès l'année 1941, en apparaissant dans un film de Raymond Leboursier,
Les petits riens, avant de stopper sa «carrière» d'acteur en 1963 (
Pas de lauriers pour les tueurs). Il acceptera néanmoins de figurer (brièvement) à l'affiche d'
Un homme et une femme : vingt ans déjà (en 1986), puis
Là-haut, un roi au-dessus des nuages (en 2004).
Au total, on dénombre une quarantaine de participations, certaines extrêmement prestigieuses, comme dans
Le Passe-Muraille aux côtés de Bourvil, et
Le miroir à deux faces où il donne la réplique à sa propre épouse, Michèle Morgan, sans oublier
Le costaud des Batignolles,
Le septième ciel et
Le dos au mur mis en scène par le jeune Edouard Molinaro.
Mais cela ne lui suffit pas, et il semble davantage attiré par l'écriture. Il est donc co-auteur du
Miroir à deux faces, en 1958. Fort de cette première expérience, il poursuit logiquement dans cette voie en signant le script d'
Un témoin dans la ville, le nouveau long-métrage de Molinaro, puis du célèbre
Babette s'en va-t'en guerre avec Brigitte Bardot, un très gros succès populaire datant de 1959.