Tout d'abord, il convient de rassurer nos lectrices et lecteurs prudents, qui tentent un regard à la fois curieux et craintif dans cet article comme l'on met un pied dans un magasin dont la vitrine nous a plu mais en redoutant d'être harcelé par le vendeur.
Vous ne trouverez donc ici
aucun résumé,
aucune révélation, ni même aucun indice quant aux événements du septième et ultime tome de la saga Harry Potter, mais également du sixième tome (tout le monde ne l'ayant pas forcément lu). Il ne sera ici question que de sensations et de cohésion littéraire. L'occasion d'ailleurs de demander à nos gentils forumeurs actifs, pour ceux qui souhaiteraient en discuter plus en détail ci-dessous, de ne rien révéler dans le titre de leurs posts mais d'y indiquer la présence de spoilers le cas échéant. Ceci étant dit, attaquons la lecture sereinement.

Cela faisait… Dix… Six… Trois ans… Ou quelques mois selon les cas, peu importe. Mais en tout cas cela faisait longtemps, trop longtemps, que l'on attendait la conclusion de la saga de tous les records, annoncée dès le début par J.K. Rowling comme une série en sept tomes représentant chacun une année de la vie de son héros. L'on a donc eu six tomes, et cinq films, pour laisser vagabonder notre imagination et s'enfoncer dans les conjectures les plus diverses et variées quant à l'issue de l'inévitable confrontation entre Harry Potter et le seigneur Voldemort. Chaque livre, et chaque année passée à Poudlard, apportait son lot de mystères, de révélations, de personnages clés, d'artefacts magiques et d'évolutions psychologiques pour Ron, Hermione et Harry, nos trois héros centraux.

Parallèlement, la série gagnait des lecteurs par flopées entières, des lecteurs de tous âges, de tous pays, de toutes confessions. A tel point que la saga Harry Potter est aujourd'hui une des œuvres littéraires les plus vendues au monde, pas loin d'un podium où trône tout de même la Bible. Il n'est donc pas exagéré de dire que la publication, le 21 juillet 2007, du dernier tome des aventures du sorcier à la Cicatrice dans son édition anglaise, portant la promesse de réponses longtemps désirées, était un des évènements littéraires les plus attendus de cette année, voire que diable; de ces dix dernières années (les fans ne nous contrediront pas). La question, somme toute très simple, dont on meurt d'envie de connaître la réponse en ouvrant ce septième tome, s'énonce donc en ces termes:
Est-ce que la conclusion de la série est à la hauteur des attentes placées en elle au fil des six premiers volumes? Cessons de tourner autour du pot: la réponse est oui, oui et mille fois oui.