Par Nicolas Houguet - publié le 12 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 12 janvier 2010 à 00h20 - 0 commentaire(s)

Harvey Keitel est l'un des visages majeurs du Nouvel Hollywood, collaborant dès ses toutes premières oeuvres avec Martin Scorsese, à commencer par Who's that knocking at my door. Ce premier long-métrage du cinéaste newyorkais a inauguré sa collaboration avec l'acteur qui fut longtemps son alter ego à l'écran. Keitel a longtemps fait partie de son univers, avant Robert de Niro. Mais ce qui ressort avant tout de la filmographie de Keitel, c'est l'intensité qui l'habite, un trouble, une douleur majuscule qu'il a parfois poussé à des hauteurs paroxystiques (auprès de Abel Ferrara). Ainsi, même si à côté de cette fièvre, il a exploré des registres plus classiques (dans les Duellistes de Ridley Scott), c'est encore sa sensibilité extrême qui venait enrichir La Leçon de Piano de Jane Campion.

 

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Il y a quelque chose en lui de sauvage et d'imprévisible, d'animal. Il a surtout un charisme hors du commun, choisissant de le mettre au service d'un jeune Tarantino, dans Reservoir dogs. Harvey Keitel est l'un des acteurs les plus fascinants (et les plus mystérieux) de sa génération. Ses personnages oscillent entre rigueur et tourments, dérision parfois. Ses compositions donnent à voir toute la complexité et l'ambiguïté de cet homme dont on sent qu'il joue comme il respire, comme un acte de vie ou de mort.



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