Par Nicolas Houguet - publié le 15 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 15 octobre 2009 à 16h08 - 0 commentaire(s)
Elle est également apparue dans des films comme Live from Bagdad racontant les conditions de travail des reporters pendant la première guerre du golfe en 1991, exposant également leurs dilemmes moraux, l'engagement que cela nécessitait pour ces journalistes de CNN ayant pour mission de témoigner de l'histoire au plus près de la guerre et des bombardements. Elle retourne également à ses premières amours dans une production télévisée consacrée à Henry VIII en 2003. Elle prête également sa voix à des oeuvres d'animation (Wallace et Grommit : le mystère du lapin garou et les Noces funèbres, aux côtés de Johnny Depp où leur duo annonçait le sombre Sweeney Todd, l'ambiance rappelant l'Etrange Noël de monsieur Jack, chef d'oeuvre s'il en est).













Quoique tourné en 2006, on attend toujours la sortie de Sixty-six par les auteurs de Quatre mariages et un enterrement, ainsi que dans Stand by Love. La trouver parmi la distribution de ces films plus légers est assez intéressant, son sens de l'ironie ayant souvent été utilisé dans des contextes plus sombres et assez peu dans la comédie romantique. Elle sera à l'affiche de Till Human voices wakes us, une histoire qui s'annonce assez belle et romantique où un homme retrouvera le fantôme de son amour passé lors d'un retour en Australie. Elle sera la belle disparue. Elle réapparaitra prochainement dans les prochains volets d'Harry Potter et espérons-le de tout coeur dans Terminator Renaissance.

























Dans sa carrière la belle Helena a prouvé qu'elle pouvait tout jouer, malgré un début qui aurait pu ne la cantonner qu'à un genre. Elle a peu à peu gagné en profondeur, s'est mis aux diapasons d'univers d'auteurs extrêmement marqués (Burton, Fincher). A présent son registre est aussi fascinant que sa beauté, capable de se conforter aux contes les plus naïfs, aux cauchemars les plus sombres, avec un regard si expressif qu'il parvient à transpercer même le maquillage le plus épais. Chaque interprétation d'Helena Bonham Carter exprime sa sensibilité unique: trouble et dense, presque tendue.
Qu'il s'agisse d'un drame intime (Conversation(s) avec une femme), d'un stéréotype (dans Harry Potter et l'ordre du phoenix) ou d'une fantaisie (Amour mensonge et trahison), elle parvient toujours à transcender sa fonction, lui insuffler quelque chose d'elle-même. Cette manière de suggérer plus que ce qui est écrit, cette faculté d'imposer sa présence est l'apanage des acteurs d'exception. Dans ses films, dans ses choix, à travers ses différents visages, Helena Bonham Carter s'inscrit comme une évidence dans cette noble tradition.

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