Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 08 août 2008 à 12h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h10 - 0 commentaire(s)
Cantonais de naissance, Hou Hsiao Hsien voit le jour dans une famille éduquée et lettrée le 8 avril 1947. Entouré d’une fratrie conséquente, ce fils de professeurs va grandir au gré des affectations de son père. C’est ainsi qu’il passera son enfance sur l’île de Taïwan où ce dernier est muté dès 1948 au poste de responsable de la province pour l’enseignement. Fengshan, la grande ville du sud de l'île sera ainsi le théâtre des premiers pas du jeune homme et le lieu de ses premières passions.





Des joies de l’enfance à celles du cinéma

En effet, entre des périodes boulimiques de lecture et de cinéma, Hou se délecte des pièces et autres spectacles qui sont donnés à proximité de chez lui, dans le temple taoïste tout proche. De ces années, resteront l’appétence pour le cinéma mais aussi l’inscription dans son œuvre de figures incontournables, celles des marionnettes (Le maître de marionnettes, Le Voyage du ballon rouge) mais aussi celles provenant directement de l’opéra chinois traditionnel. Vient alors une période plus trouble, celle de l’adolescence où le jeune homme qu’il devient ne cesse de se faire remarquer en causant mille tracas à ses proches. Voyou notoire, il fera ainsi grandement parler de lui, entouré de copains et autres fréquentations peu recommandables. Un temps pour vivre, un temps pour mourir, l’un de ses derniers films autobiographiques assumés, en est d’ailleurs une assez juste illustration.





L’heure vient pour lui de partir et d’effectuer son service militaire. Assagi par la force des choses, notre futur cinéaste n’en oublie toutefois pas ses passions et continue de se passionner pour l’art cinématographique, l’Histoire et la lecture, au point dira-t-il, de se permettre d’enchaîner quatre séances de cinéma, lors de ses jours de permissions. C’est ainsi tout naturellement qu’au sortir de ces deux années passées à servir, il décide de se diriger vers des études mettant en relation ses deux passions, l’art de la scène et celui du cinéma. Mais ces années resteront marquées pour lui par deux choses : le deuil successif de ses parents et de sa grand-mère qui tous s’éteignent sur une courte période et la nécessité de facto de partir pour Taipei, la capitale, afin d’y travailler.


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