Dans
A l'intérieur, premier long-métrage du duo Alexandre Bustillo et Julien Maury produit par La Fabrique de Films, la reine des enfers Béatrice Dalle cherche à prendre possession de l’enfant d’Alysson Paradis.
Ce film d’horreur qui se déroule quasi-intégralement le soir de Noël promet une angoisse graduelle et de belles effluves gores. Il pourrait par son impact, fort bien dynamiter les conventions d’un cinéma encore trop rangé dans ses carcans franco-français et creuser le sillon décomplexé d’
Haute Tension. Présents au dernier festival de Gérardmer, Alexandre et Julien ont disséqué pour nous leur prochain cadavre exquis dont la sortie est prévue pour juin prochain.
GENESE : AU COMMENCEMENT, DEUX CINÉPHILESA l’origine Alexandre Bustillo s’est fait un nom en collaborant au magazine
Mad Movies. Julien Maury, lui, possède dans son curriculum vitae deux courts-métrages dont
Pizza à l’œil, présenté dans divers festivals, qui narrait avec efficacité les mésaventures d’un livreur de pizza qui aurait dû éviter de trop faire le con avec sa mobylette. Alexandre revient sur leur rencontre : "
Cela s’est fait grâce à un ami commun. Le courant est passé très vite. Julien m’a passé ses courts et j’ai beaucoup aimé. De mon côté j’avais déjà une première ébauche assez complète du scénario. "Julien assure : "
J’avais aimé le scénario d’Alexandre. Donc on s’est dit qu’on allait le réaliser tous les deux. J’ai retravaillé avec lui le script. "Les deux jeunes réalisateurs fonctionnent de concert comme récemment David Moreau et Xavier Palud, les auteurs du thriller BlairWitchien
Ils. Alexandre confesse : "
Au niveau de la technique, on était sur un pied d’égalité même si Julien avait plus d’expérience que moi. Il arrivait souvent que j’aille donner une indication à une actrice et que plus tard il aille lui dire la même chose sans qu’on se soit concerté. Notre force c’est d’avoir le même cerveau. On a les mêmes goûts et on a tout fait à deux : le casting, le storyboard. Sur le plateau, la répartition était naturelle. Dans les moments compliqués à gérer on avait confiance en l’autre. "Julien confirme : "
Fonctionner à deux simplifie certaines choses. De mon côté, je commençais déjà à démarcher des boîtes de production."
Incroyable mais vrai : le projet s’est monté à une vitesse stupéfiante. Alexandre partage cette surprise : "
Même nous, on ne sait pas comment on a fait. A l'intérieur s’est monté à une vitesse… Il y a pile un an, La Fabrique de Films nous a dit OK et tout s’est enchaîné : prépa en juin-juillet-août, les essais en septembre et tournage en octobre-novembre puis le montage."