Gérard Bitton et Michel Munz, le duo de réalisateurs du
Cactus, acceptent de revenir avec beaucoup d'humour sur leur parcours et sur la genèse du projet...
Gérard Bitton et Michel Munz sur le tournage du Cactus Comment avez-vous débuté dans le métier ?Gérard Bitton : J’ai commencé comme rédacteur de blagues pour Malabar. Je suis devenu chef de blagues et j’ai ensuite pu écrire pour TF1
Salut les homards, le premier feuilleton vraiment longue durée en France. Avant les sitcom, vous imaginez !
Michel Munz : Il a aussi fait philo, ce qui permet à nos comédies d’avoir un petit côté intello… (rires)
Et vous justement Michel, quel est votre parcours ?Michel Munz : Moi j’ai fait de la musique, je suis monté à Paris pour écrire des chansons…
Gérard Bitton : Ce qui permet à nos comédies d’avoir de la musique… (rires)
Michel Munz : Effectivement maintenant je compose la musique sur nos films. Sinon j’ai ensuite écrit un bouquin qui s’appelait
Rock casher, publié chez Flammarion. Puis on m’a dit puisque tu sais écrire des dialogues, pourquoi tu n’en ferais pas pour la TV. Et c’est là que j’ai rencontré Gérard, qui était déjà bien installé, chef de blagues quand même ! (rires)
Comment vous êtes vous retrouvés sur La vérité si je mens ?Michel Munz : On était tous les deux intéressés par le fait d’écrire une comédie dans le Sentier. Ce quartier n’avait jamais été raconté au cinéma autrement que par l’éternel pied noir qui arrive avec sa rolex et va à Deauville avec un gros accent. On voulait vraiment raconter ce milieu, la manière dont ils bossaient, la manière dont ils écumaient le soir les meilleurs restaurants et les plus belles boîtes de la capitale avec les filles les plus extravagantes qu’on voyait le lendemain dans les magazines. Parce qu’ils les chopaient au moment où ces filles arrivaient à la gare du Nord depuis la Scandinavie. C’était une belle période à raconter. Ils nous faisaient penser un peu aux italo-américains de Scorsese. On voulait faire une comédie ambitieuse. Pas simplement raconter l’aspect humoristique de tout ça, mais montrer l’intégration… Et puis la manière dont la France n’était pas le pays d’un seul peuple, mais constitué de communautés.