Il y a quelques années une rumeur circulait sur l'existence, et la sortie probable, d'une version longue des Bronzés font du ski. Qu'en est il réellement ?C.C. : C'est vrai qu'à l'origine,
Les bronzés font du ski durait vingt bonnes minutes de plus que le montage que vous connaissez. Il y a peut-être eu une volonté il y a quelques années de la part de l'éditeur de récupérer ces rushes pour en faire une version longue mais aujourd'hui elles ont été supprimées. A l'époque on n'archivait pas tant que ça ce genre d'éléments.
T.L. : Aujourd'hui avec le stockage numérique, on peut faire tenir des heures et des heures de vidéo dans un tout petit boîtier, mais les scènes supplémentaires du film sont directement sur pellicule et ont été mises dans une boite. Ca a du être stocké un moment dans un hangar avec plein d'autres choses qu'ils n'imaginaient pas garder. Pour faire de la place ils ont du finir par dégager ça parce qu'à l'époque ils n'avaient pas encore le raisonnement du DVD. Si ça se trouve ça a été balancé dans une benne y'a 15 ou 20 ans et un type est tombé dessus, et le garde chez lui. Ou alors elles ont été chiffonnées puis balancées aux ordures de nouveau, ou alors brûlées… Mais officiellement, ces scènes n'existent plus.
C.C. : C'est très flatteur pour nous parce que vous évoquez ça comme quelque chose de vraiment grande valeur, un peu comme si l'on cherchait une lettre que Victor Hugo aurait reçu de sa grand-mère à propos d'un secret de cuisine, et qui tout d'un coup remettrai en cause toute son histoire… Mais honnêtement, c'est mieux comme ça.
T.L. : Et puis je ne crois pas qu'une version longue apporte réellement quelque chose à une comédie. J'ai parfois peur que "version longue" signifie "version pas drôle" ! Une comédie, surtout lorsqu'elle est devenue si populaire avec le temps, impose un certain rythme, et se doit d'être rapide. Beaucoup d'entre elles donnent parfois l'impression de sauter du coq à l'âne, mais je pense qu'il est important de ne pas traîner en longueur. Maintenant, que les scènes soient proposées sur un second disque en bonus, pourquoi pas si cela ne vient pas handicaper le film, un fichier numérique ne prend plus de place.
C.C. : En général, sur une comédie comme les nôtres il y a une vision d'ensemble, et les producteurs comme les réalisateurs se mettent vite d'accord sur les scènes à couper. C'est souvent le cas dans une comédie, et ce n'est pas vraiment comparable avec un long drame historique où les visions d'auteurs se confrontent souvent avec celles des producteurs avec pour résultat un film qui ne satisfait pas tout le monde. Là je comprends qu'on puisse proposer une version longue, une director's cut ou un nouveau montage lorsque l'on veut imposer un rythme particulier. Mais nous n'avons jamais eu ce genre de soucis avec
Les Bronzés.
Christian, dans l'introduction vous expliquez que si vous avez mis en chantier ce troisième opus des Bronzés, c'est parce que le projet Astérix 3, originellement réalisé par Gérard Jugnot, vous a été retiré alors que vous deviez jouer dedans tous les six. Ceci explique votre absence de celui qui est actuellement préparation ?C.C. : Ca n'a pas de lien direct, mais c'est à partir de ce refus que nos rapports se sont un peu dégradés avec les gens de la production, oui. Et puis pour être très franc je suis heureux de ne pas en faire partie. Mais s'ils gagnent leur pari, tant mieux ! Je suis content d'avoir participé aux deux premiers, parce que c'est amusant à faire deux fois ce genre de personnage de cartoon, mais ce n'est pas forcément motivant pour moi en tant qu'acteur de remettre le couvert une fois de plus. J'ai récemment interprété un personnage dans un registre nouveau pour Alexandra Leclère, et je m'incite de plus en plus à découvrir de nouvelles choses. Parce que je ne compte pas faire de
Visiteurs 4.