Il y a quand même des scènes assez violentes dans Silent Hill...Oui, bien sûr, parce que je peux les faire, et aussi parce qu'elles s'inscrivaient dans le récit. Il faut bien comprendre une chose : je suis un réalisateur commercial. Pas au sens cynique et opportuniste... Mais dans le sens où je fais des films que les gens vont normalement voir avec leurs potes le samedi soir. De fait, je me dois de donner au public ce qu'il attend, et le mieux possible. Ca m'a donc fait un peu de peine que les gens aient pensé que
Silent Hill manquait de sursauts, alors que je me suis bagarré avec les producteurs pour ne pas céder à cette facilité... au nom des spectateurs ! Il y a un public qui paye sa place pour avoir une émotion instantanée, et je l'ai déçu. Or je n'ai pas envie de laisser quiconque sur le bord de la route. Je ne vois pas pourquoi je ferais un tri entre des spectateurs de premier ordre et des spectateurs de second ordre : je ne veux pas rentrer dans ce débat, je m'y refuse. Je pense que ma responsabilité, surtout quand on me donne 45 millions de dollars, c'est de faire en sorte que le maximum de gens soit content. Je ne vais pas jouer à l'artiste. Mais bon, ça me fait quand même plaisir d’entendre ou de lire que
Silent Hill est plus proche d'
Orphée de Cocteau que d'un slasher de base...

Oui.
était un film difficile à faire, puisqu'il me fallait organiser une mythologie complexe qui n'est pas connue du grand public : le passage d'une dimension à l'autre, l’histoire d’Alessa, le thème du double... J'ai dépensé beaucoup d'énergie à travailler sur ces concepts. En revanche je ne pourrais peut-être pas m'occuper de
à cause de mon planning sur Onimusha...
Les gens de Sony ont déjà fait comprendre à Samuel Hadida qu'ils tenaient à ce que cette suite ait l'ampleur visuelle de l'original. Pour eux, il est important que les spectateurs de la séquelle ne se sentent pas floués. Dans le cas où je ne pourrais pas m'occuper de
, il faudra que le metteur en scène perpétue le style du premier film.