Par Laurent Tity - 20 décembre 2006 - 0 commentaire(s)
Une mise en scène atypique, un scénario qui ne l’est pas moins, des acteurs de talent, voilà la recette du québécois Philippe Falardeau pour offrir peut-être le long-métrage le plus original de l’année à venir. Au sein de cette réussite, la comédienne Claudia Tagbo, une femme qui regorge d'énergie et respire la joie de vivre. Entre Congorama et le Jamel Comedy Club, Claudia marche sur les traces de la gloire. On lui souhaite de tout coeur bonne route.



Quel a été votre parcours de comédienne ?
J’ai toujours voulu exercer ce métier. Mais il fallait aussi que je fasse des études en parallèle qui m’ont pris pas mal de temps. Ensuite j’ai tenté le conservatoire de Montpellier mais sans succès. Je suis donc montée sur Paris où j’ai suivi le cursus théâtre à la FAC, même si je sais que pour certains ça ne vaut rien, moi cela m’a permis d’acquérir des connaissances au niveau théorique. D’autant que jusqu’à la licence, on fait aussi beaucoup de pratique. J’ai ensuite pu me placer dans le circuit du théâtre, en participant notamment à la tournée de L’Opérette imaginaire de Claude Buchvald. Il faut bien avouer par la suite qu’il y a eu un gros trou, mais c’est normal dans ce métier. Côté long-métrage j’ai joué un rôle titre dans La Valse des gros derrières de Jean Odoutan avec qui j’avais déjà travaillé pour Mama Aloko. Puis il y a eu Fatou la malienne et les choses se sont enchaînées comme ça…

Jusqu’à Congorama donc…
Comme il s’agissait d’une production franco-belgo-québécoise, que le réalisateur est québécois et qu’Olivier Gourmet est belge, il fallait que la comédienne soit française. J’ai été présélectionnée sur photo par le réalisateur, puis je l’ai rencontré et ça s’est bien passé. C’est un moment de ma carrière très important car c’est la première fois qu’on m’envoie le scénario en entier et pas juste le bout de texte à apprendre. Je voyais mon personnage vivre dans cette histoire dès la lecture du scénario, alors quand la rencontre se fait, c’est encore plus beau.



Vous êtes vous rendue compte dès la lecture du scénario qu’il s’agissait d’un film à part ?
Oui, complètement. J’apprends mes textes vers 3h-4h du matin, je me réveille exprès car ça s’imprime mieux avec cette méthode. Je peux vous dire que j’ai vraiment pris mon temps pour lire les 300 pages au repos. Et j’ai été conquise du début à la fin. Concernant mon personnage surtout, je me suis dit qu’il y avait de quoi faire quelque chose de bien. Ce qui m’a plu chez elle, c’est sa générosité, on sent qu’elle a envie de donner, de partager.


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