La première et la dernière image du Soleil se lève aussi sont très marquantes. Est-ce que vous les aviez en tête avant de commencer le travail d’écriture ? Tout a pris forme au moment de l’écriture du script. Il m’arrive souvent de modifier des détails une fois sur le tournage mais je tenais particulièrement à ces deux plans pour ouvrir et refermer le bal. Comme
Les démons à ma porte,
Le soleil se lève aussi justifie le titre du film. Ici, ça correspond au cycle de la vie mais je laisse libre toutes les interprétations. Si la construction du film répond à quatre parties, je me suis rendu compte que je m’étais inconsciemment ou non inspiré d’une forme traditionnelle de poème chinois. Dans la dynastie Tang, il existait des poèmes qui commençaient par quatre phrases et on ne comprenait leur sens que lorsque l’on avait lu la dernière phrase. La fin du poème donnait alors une révélation qui justifiait toute la structure.
Le soleil se lève aussi, c’est exactement ça. Sinon, je ne cherche même à faire de liens entre mes films puisque je suis incapable de dire si avoir en avoir réalisé un, je pourrais de nouveau en faire un autre. Et ainsi de suite.
Allez-vous attendre huit ans encore pour réaliser un nouveau long métrage ? J’hésite entre quatre scénarios pour le moment. D’ailleurs, je suis actuellement de plus en plus en contact avec Juliette Binoche qui a adoré
Les démons à ma porte et qui a émis le souhait de travailler avec moi. J’étais d’ailleurs avec elle hier soir et nous attendons le bon projet pour pouvoir travailler ensemble.
Propos recueillis par Romain Le Vern