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Interview : Frank Marshall (antartica) [page 1]

Par Eric Klein - publié le 21 avril 2006 à 09h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h53 - 0 commentaire(s)
A l'occasion de la sortie dans nos salles de Antartica, prisonniers du froid (le 26 avril), le réalisateur du film, Frank Marshall, revient pour Excessif sur cette aventure commencée il y a près d'un demi siècle par les problèmes d'une expédition japonaise en Antartique.



L’histoire de Antartica, prisonniers du froid est inspirée d’une histoire vraie, celle d’une expédition japonaise qui s’est déroulée en 1957. Comment en avez-vous entendu parler, et qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce film ?
J’ai entendu parler pour la première fois de cette expédition après avoir lu le scénario. Bien que notre histoire relève de la fiction, j’ai été inspiré par le fait que des chiens de traîneau avaient effectivement réussi à survivre, tout seuls, pendant une longue période de temps, en Antarctique. Cela donnait encore plus de valeur à notre scénario et nous permettait de raconter notre propre histoire sur le courage, la loyauté et le travail d’équipe.

Vous avez travaillé sur un grand nombre de films au cours de ces vingt dernières années comme acteur, réalisateur ou producteur. Qu’est-ce qui vous a donné envie de repasser derrière la caméra ?
J’aime tous les genres de films, ils me plaisent à différents niveaux. Souvent, je préfère être là pour soutenir la vision d’un réalisateur. Mais le réalisateur est aussi celui qui raconte l’histoire, et j’ai toujours gardé l’envie de trouver une histoire si intéressante que j’aie envie de la raconter moi-même. Celle-ci m’a attiré parce qu’elle contient beaucoup d’éléments différents que je trouvais tous aussi passionnants et enrichissants. Et puis, j’aime les chiens, et c’est le genre d’histoire faisant chaud au cœur qu’adorent mes deux filles, qui ont 7 et 9 ans.



A-t-il été difficile de trouver un lieu où vous puissiez recréer l’Antarctique ?
Il a été très difficile de trouver un lieu approprié pour tourner le film. Il était évident que nous ne pouvions pas emmener une équipe technique, des acteurs et des chiens pour un tournage de quatre mois en Antarctique. Il fallait donc qu’on trouve un endroit qui puisse passer pour les paysages que l’on voit là-bas. Je me suis tourné vers le meilleur expert dans ce domaine, le Canadien Robin Mounsey, qui avait trouvé les spectaculaires lieux de tournage des Survivants. Je lui ai dit qu’il nous fallait un immense espace couvert de neige, sans arbres, avec des montagnes enneigées dans le lointain. Et qu’en plus il fallait qu’il soit situé à une heure de route d’un endroit où on puisse nourrir et loger 150 personnes et 32 chiens ! Robin a trouvé une petite ville appelée Smithers, à 1200 km au nord de Vancouver. Il y avait des hôtels et les structures nécessaires pour que nous puissions installer notre base de production. A 20 minutes de voiture vers le sommet, nous pouvions recréer notre propre « studio Antarctique » sur la plaine qui surplombait les pentes skiables. Le seul problème était que lorsque nous sommes arrivés pour les repérages, il n’y avait pas de neige ! Il a fallu que je fasse preuve d’imagination, mais j’ai pu me rendre compte que c’était exactement ce qu’il nous fallait pour le film. Cinq mois plus tard, nous lancions le tournage.


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