Vous faite partie d’une nouvelle vague de jeunes cinéastes espagnols qui tentent aujourd’hui de redonner un souffle à une production qui était assez inexistante il y a encore quelques années ! Avez vous l’impression d’appartenir à un nouveau cinéma espagnol ?Il est évident que quelque chose est en train de se produire en Espagne ou quelque chose s’est produit... Je ne sais pas encore. Mais depuis Le Labyrinthe de Pan, L’orphelinat et tous ces films, il y a certainement une nouvelle mouvance. Cependant il faut préciser qu’en Espagne il est toujours aussi difficile de mettre un film sur pieds et de faire du cinéma tout simplement. Nous avons bien plus de propositions de la part des États-Unis que de producteurs espagnols, c’est triste mais c’est comme ça ! Financer un film espagnol est un véritable parcours du combattant et même si nous avons ajourd’hui des structures plus importantes comme Telecinco Cinema qui tentent de faire de belles choses dans le milieu, c’est encore très compliqué, croyez-moi ! Mes deux premiers films étaient indépendants, je les ai produits moi-même donc je sais à quel point cela peut être compliqué... Vraiment !

Vous seriez donc prêt à partir aux Etats-Unis pour vos futurs projets ? Adapter un jeu vidéo par exemple ...Figurez-vous que j’ai d’ores et déjà travaillé sur un projet d’adaptation de jeu vidéo : celle de Shadow of the Colossus. Mais bon c’était simplement le temps d’un déjeuner... (rires). C’était une réunion avec les pontes de la MGM qui ont vraisemblablement aimé mes idées sur ce jeu et m’ont demandé en quelques mots ce que je pouvais offrir pour cet univers. Je leur ai imaginé une histoire en quelques minutes et ça c’est plutôt bien passé. Mais sinon, passons sur ce rêve extravagant, j’ai déjà un projet qui s’appelle Solo sur lequel j’ai envie de travailler rapidement ! Le tournage devrait être bouclé avant la fin de l’année et le récit se ballade entre Misery et Sa majesté des Mouches... C’est tout ce que je peux vous dire !
Propos recueillis par Kevin Dutot