Allez-vous retourner à Mexico ?J’adorerais vraiment, en tant que réalisateur, j’en serais très heureux. En tant que personne, malheureusement, je ne crois pas que cela soit concevable. C’est un pays toujours dangereux.
De notre point de vue en France, nous voyons comme une nouvelle vague fantastique dans le cinéma ibérique, une sorte de réinterprétation de ce langage ancestral, qu’en pensez-vous ?Je crois que tout vient des films en esperanto. C’est un langage où nous sommes tous à pied d’égalité avec des sonorités aussi bien asiatiques qu’occidentales. Et pour en revenir à la nouvelle vague fantastique américaine, j’apprécie beaucoup des réalisateurs comme Lucky McKee (
May) ou des films comme
Hostel de Eli Roth. Ce sont des réalisateurs qui sont nourris au cinéma de genre et qui, après l’avoir assimilé, se l’approprient à leurs manières. Il y a d’importantes différences entre les films de monstres d’antan (la Hammer…) et les séries B d’aujourd’hui. On parle de fantastique anglais, de fantastique japonais, de fantastique espagnol, et ce sont ces multiples propositions de cinéma qui font la beauté du genre et qui se montrent d’une vitalité toute stimulante.
Quel est votre avis en tant que cinéaste mexicain sur votre carrière et celle de vos compatriotes ?Nous évoluons tous dans une industrie compliquée et nous essayons de faire du mieux possible nos films. On compte ainsi sur nos amis… Nous sommes tous amis dans le fond et je pense que la chose la plus difficile à oublier pour un ami, c’est le succès.
Quelles sont vos impressions sur les 2 trophées (makeup & cinematography) que vous avez obtenus ?Très heureux ! Je pense être chanceux. C’était vraiment important pour moi. Ceci dit, je ne considère pas ces prix comme des lauriers sur lesquels se reposer ; ce n’est pas une finalité pour mes œuvres, et ce qui me stimule reste toujours quel sera mon prochain film…
Propos recueillis au festival de Cannes