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Interview : Jet Li (danny The Dog) [page 1]

Par Elodie & Caroline Leroy - publié le 27 janvier 2005 à 13h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h14 - 0 commentaire(s)
Un salon situé dans un grand hôtel parisien, il est 10h30, et c’est la première interview de la journée de Mr Jet Li, la star de Hong Kong en chair et en os, devant nous prêt à répondre à nos questions pour la sortie de Danny The Dog. Fidèle à lui-même, Jet Li arrive parfaitement à l'heure (à la minute près). Décontracté et souriant, il nous parle de son travail sur le film, des motivations qui le poussent à accepter ses projets et revient sur son récent parcours à Hollywood…

Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter ce rôle dans Danny The Dog?
Dans la plupart de mes films, j’incarne toujours le même genre de personnages : le dur à cuire, le maître ou le héros. Il y a quelques années, j'ai rencontré Luc (Besson, ndlr) pour discuter d'une seconde collaboration. Il m’a proposé quelques idées qui ne m’ont pas emballé parce qu’il s’agissait encore de films d’action commerciaux comme j’en avais fait auparavant. Or cette fois j’avais envie de faire quelque chose de différent, qui me pousserait à relever de nouveaux défis. D'autre part, je voulais faire passer un message au jeune public : être expert en arts martiaux ne suffit pas si l’on a aucune compréhension des valeurs de la vie ou de l’amitié ni aucun sens des responsabilités. Combattre dans le seul but de blesser les autres revient à se comporter comme un animal. Luc est donc revenu me voir quelques jours plus tard avec l'idée suivante : l’histoire d’un personnage à la fois très jeune mentalement et très fort physiquement, qui a été élevé dans la violence par son oncle mais qui va trouver le salut grâce à la musique. J'ai trouvé cette idée très forte et je lui ai donné le feu vert. Il a commencé à l'écrire et... on l'a tourné ! (rires)


Quels étaient les principaux défis que vous avez rencontrés en jouant Danny ?
C'était pour moi un défi global car je n’avais jamais joué ce genre ce personnage au cours de ma carrière. Danny est physiquement un homme adulte mais son esprit est resté celui d’un enfant de dix ans. Pour m’aider à appréhender ce personnage, Luc a déniché un coach formidable à Londres et nous avons préparé le rôle ensemble durant plusieurs semaines, avant le début du tournage. Nous avons enquêté sur la mentalité des petits garçons de cet âge. Nous avons aussi visité des chenils afin d’observer les chiens et d’étudier la façon dont ils réagissent en jouant avec eux. Nous avons appris beaucoup de choses qui m'ont été très utiles pour le rôle. Intégrer tous ces éléments dans le personnage représentait un véritable challenge.

Il y a une très forte alchimie entre vous et Morgan Freeman dans ce film, comment s'est passée votre collaboration ?
C'est un très grand acteur, tout le monde sait cela. C'est quelqu'un de professionnel, en plus d’être un homme chaleureux. Chaque jour, à peine sorti de sa loge, il simulait déjà le quotidien d’un aveugle. Il n’avait de cesse d’envisager les moindres détails pratiques de la vie de son personnage, ainsi que la façon dont les aveugles utilisent leurs autres sens, comme l’ouïe et le toucher, pour compenser leur handicap. C’est très stimulant de travailler avec des comédiens tels que lui ou Bob Hoskins, car ils vous aident à vous fondre dans votre personnage et à repousser vos limites. C’était une expérience formidable. Même la jeune fille (Kerry Condon, ndlr) nous a beaucoup apporté : elle est tellement spontanée, tellement vraie… elle parle sans arrêt (rires), c’est une fille très charmante. Tout s’est donc très bien passé.


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