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Interview : Lionel Bailliu (fair Play) [page 1]

Par Christophe « Trent » Bert - publié le 05 septembre 2006 à 10h01 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h08 - 0 commentaire(s)
Pour son premier long-métrage, le cinéaste Lionel Bailliu a choisi de revenir sur le thème du harcèlement en le montrant sous un angle nouveau. En effet, en se confrontant dans divers sports, des employés vont voir leurs rancoeurs de travail remonter sur les terrains car en business comme en sport… tous les coups sont permis. Rencontre avec le réalisateur de ce film qui puise dans les ressources physiques et émotionnelles de l’individu au sein d’un groupe.



Est-ce le succès du court-métrage qui vous a permis de vous poser sur ce premier long ?
Lionel Bailliu : Fair Play découle directement de mon court-métrage Squash qui mettait en scène un match de squash au cours duquel un employé subit le harcèlement psychologique de son patron. Devant le succès incroyable de ce court, l’idée a germé d’étendre et de décliner le concept pour en faire un long métrage qui allait être autant un film d’action qu’un film d’acteurs. En revanche le succès du court-métrage ne suffisait clairement pas à passer au long. J’ai eu la chance de rencontrer Benoît Magimel après qu’il ait vu Squash et le fait qu’il se soit dit intéressé par Fair Play, alors que le projet ne faisait alors qu’une dizaine de pages, a clairement été déterminant pour la suite.

Pourquoi cette envie d'approfondir ce thème sur une centaine de minutes ?
Tout simplement parce que je n’avais pas l’impression d’en avoir fait le tour après Squash. En faire un long-métrage permettait de créer d’autres profils de personnages, d’autres situations, de décortiquer d’autres formes de harcèlement psychologique. Visuellement, cela me permettait d’aborder d’autres sports, de faire un vrai film d’action sans passer par les incontournables bagarres et fusillades. Et enfin, et surtout, cela me permettait de pousser le propos beaucoup plus loin. Parce que lorsqu’on parle de harcèlement ou de manipulation psychologique, la question intéressante est de savoir jusqu’où chacun est prêt à aller, quelle est la limite ?



Est-ce qu'il a été difficile de convaincre les acteurs de participer à cette aventure aussi physique que psychologique ?
Non, ils étaient tous très enthousiastes à l’idée d’aborder des rôles qui exigeaient d’eux une implication aussi totale. Ils ont vraiment vécu les situations du film.


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