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Interview : Marie Guillard (chrysalis) [page 1]

Par Gwenaël Tison - publié le 31 octobre 2007 à 07h05 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h07 - 0 commentaire(s)
Marie Guillard incarne la coéquipière d'Albert Dupontel dans le film d'anticipation français Chrysalis. Actrice trop discrète au cinéma, douce, sensible et généreuse, elle revient sur son parcours et sur le personnage de Marie qu'elle incarne à l'écran. Une actrice qui risque fort de faire bientôt à nouveau parler d'elle. Et c'est tant mieux.


Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
J'ai commencé en 1991 avec Promenade d'Eté de René Foret. C'était mon premier film. Je venais de passer mon bac. Et après ça s'est pas mal enchaîné, souvent avec des petits rôles comme avec Podium. Et lors d'une projection pour l'équipe technique du film, Julien Leclerq qui était invité pour l'occasion se trouvait dans la salle. Il est venu me voir et m’a demandé si j'accepterais de lire son scénario de Transit. Cela devait être les 5 premières minutes d'un long métrage qu'il avait envie de réaliser, mais qu'il avait du mal à financer. C'était un petit rôle, mais son enthousiasme et sa détermination m'ont convaincue.
De suite lorsqu'il m'a proposé le rôle je l'ai trouvé très ambitieux, très culotté, très déterminé. Il était déjà un grand artiste, quelqu'un de passionné…

Vous êtes très admirative !
Oui je le suis, que ce soit de sa force, de sa volonté, je le trouve perfectionniste. J'adore les gens qui travaillent comme lui. Et puis 2 ans après notre collaboration sur Transit, il est revenu me voir avec le rôle principal de Chrysalis.


Qu'est-ce que cela vous à fait de tenir la tête d'affiche, vous qui êtes une actrice discrète au cinéma ?

C'est un grand bonheur. Ça fait 15 ans que je fais ce métier, que je fréquente les plateaux de tournage, que je croise beaucoup de gens. Ça ne me fait pas peur de porter un film comme Chrysalis. Surtout qu'on est assez nombreux à avoir des rôles importants à l'écran. Ça me fait au contraire très envie. Du coup je mets de mon côté tout pour être la meilleure possible et donner envie à d'autres réalisateurs pour me confier des rôles. C'est difficile dans ce métier quand on n'a pas de nom. Et en même temps avec un nom ça ne veut rien dire.
On prend Marion Cothillard, une actrice que j'aime beaucoup, une des meilleures en France. Et pourtant ce qui l'a fait connaître c'est Taxi 1, où son rôle n'était pas très intéressant. Alors qu'elle en avait eu d'autres avant bien plus importants, même pour la télévision avec de très beaux téléfilms. Elle était déjà très bonne actrice. Alors la voilà dans Taxi. Ça marche, ça fait des millions d'entrées. Elle fait des plateaux télé, de la promo. Et d'un coup, voilà, elle devient Marion Cotillard. C'est hyper paradoxal. Et tant mieux aussi !
En même temps la discrétion de ma carrière comme vous le dites, cela ma permis d'aller plus doucement. En tout cas, je préfère être mesurée et aimer les films que je fais, plutôt que d'être populaire et faire de la merde que je n'aimerai pas et que je n'assumerai pas.


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