1. >
  2. >
  3. >
  4. >Interview : Marilou Berry (vilaine) [page 1]

Interview : Marilou Berry (vilaine) [page 1]

Par Gilles Botineau - publié le 12 novembre 2008 à 10h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h29 - 0 commentaire(s)
Fille du sculpteur Philippe Berry, frère de Richard, et de la comédienne Josiane Balasko, Marilou Berry fait ses débuts sur grand écran dès l'âge de huit ans dans un film réalisé par sa propre maman, Ma Vie est un Enfer. Nous sommes alors en 1991. Plus de dix ans plus tard, elle est repérée par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, et figure ainsi au casting de leur long métrage intitulé Comme une image, pour lequel elle est nommée aux Césars dans la catégorie Meilleur Espoir Féminin. Par la suite, les projets s'enchaînent, et nous la retrouvons alors mise en scène successivement par Djamel Bensalah (Il était une fois dans l'Oued), Richard Berry (La Boite Noire), Eric Toledano (nos Jours Heureux) ou bien encore Sophie Marceau (La Disparue de Deauville). Après avoir triomphé sur les planches entre 2005 et 2006 dans une pièce écrite par Laurent Baffie, Toc-Toc, Marilou Berry fait aujourd'hui son grand come-back cinématographique. Après une participation remarquée au sein du récent Cliente, dernière réalisation signée Josiane Balasko, la jeune comédienne se retrouve en tête d'affiche du premier film mis en scène par Allan Mauduit et Jean-Patrick Benes, Vilaine, avec pour partenaire Pierre-François Martin-Laval, Frédérique Bel, Chantal Lauby ou bien encore Thomas Ngijol. A l'occasion de la sortie en salle de cette excellente comédie française, retrouvez l'interview d'une très gentille fille...

Comment êtes-vous arrivée sur le projet ?
On m'a envoyé le scénario par la Poste. Je l'ai lu et j'ai appelé aussitôt pour dire que j'étais intéressée. Tout simplement. (Elle sourit).



Qu'est-ce qui vous a attiré sur le projet ?
L'ensemble, c'est-à-dire à la fois le sujet et le ton. J'y ai trouvé quelque chose de différent, d'original et c'est ce qui m'a convaincu. Par la suite, nous avons eu un certain nombre de réunions avec les auteurs, Allan Mauduit et Jean-Patrick Benes, avec qui nous avons beaucoup réécrit, adapté. Le personnage de Mélanie me convenait parfaitement, en revanche nous avons décidé d'approfondir au maximum les caractères secondaires, notamment celui de Joséphine de Meaux qui interprète ici Blandine. Au départ, sa participation était vraiment anecdotique, et par la suite, nous avons fini par lui écrire de nouvelles séquences, par exemple celle se déroulant dans le Musée de porcelaines ou bien encore dans la Maison de Retraite. Et le film y gagne terriblement ! Je connaissais déjà Joséphine, donc ce fut un régal de la retrouver sur ce tournage. En revanche, j'ai rencontré Frédérique Bel pour la première fois, et c'était un vrai bonheur. Nous nous sommes très bien entendues. Le tournage s'est vraiment déroulé dans une très bonne ambiance.

Vilaine est parsemé de références cinématographiques. En avez-vous également eu pour interpréter le rôle ?
Oui, énormément ! Je me suis beaucoup inspirée du personnage de Kathy Bates dans Misery (un film réalisé par Rob Reiner en 1991, ndlr), essentiellement pour sa silhouette. Sinon, je dirai que Mélanie est une rencontre originale entre Tatie Danielle et Amélie Poulain. Quant aux costumes, nous voulions faire un clin d'oeil à ceux que l'on pouvait voir dans certaines publicités au milieu des années 80.



Votre personnage comporte quelques similitudes avec ceux interprétés par votre mère à ses débuts. Est-ce voulu ?
Au départ non. Pas du tout, même. Mais ensuite, je m'en suis effectivement rendue compte, et cela m'a fait penser au film de Jean-Marie Poiré, Les Hommes préfèrent les Grosses, un film que j'adore, bien qu'il soit très typé années 80. On y retrouve en effet ce personnage un peu trop gentil, limite "bonne poire", qui se fait exploiter un maximum. Cependant, avec Vilaine, notre héroïne prend en cours de route une toute autre trajectoire. Mais elles demeurent effectivement assez proches. D'une certaine manière, ma mère a ouvert la voie pour ce type de personnages. Auparavant, il n'y en avait pas du tout. Et aujourd'hui, j'hérite de cette brèche avec grand plaisir.


Vos réactions


logAudience