Vous souvenez-vous d’un film qui vous ait secoué comme Le libre arbitre va certainement secouer les spectateurs? Beaucoup de films m’interpellent. Comme Quatre mois, trois semaines et deux jours, du cinéaste roumain qui a eu la palme d’or cette année. J’ai trouvé l’expérience très intense, proche du calvaire. J’adore le cinéma de Lars Von Trier comme
Breaking the waves ou
Les idiots. J’aime beaucoup
Bad Lieutenant, d’Abel Ferrara. Les films d’horreur asiatiques aussi. Je suis toqué de films d’horreur en général.
Dark Water, d’Hideo Nakata, est un sommet en ce qui me concerne. Ca me stimule tellement que je suis actuellement en train de travailler sur un projet de film d’horreur. Mon prochain long métrage sera très sombre.
La solitude du personnage principal évoque beaucoup le cinéma de Jorg Buttgereit, notamment Schramm. Est-ce volontaire?Pas consciemment mais le film m’a beaucoup marqué lorsque je l’ai vu. Buttgereit va encore plus loin que moi mais dans le concept, c’est évident que les points communs sont nombreux. Je ne suis pas spécialement fan des
Nekromantik mais
Schramm et
Der Todesking sont des films qui m’ont profondément marqué lorsque je les ai vus.
Durant tout le tournage, est-ce que vous vous êtes imposés des limites ?Tout s’est déroulé de manière instinctive. Donc nous n’avions pas le temps de penser si nous allions trop loin ou pas. Je n’ai pas pensé en ces termes, dans le sens où nous étions dans une totale liberté de ton. Nous avons filmé tout ce que nous voulions et le résultat est à l’écran. Avec les excès et la folie que cela demande.
Propos recueillis par Romain Le Vern