Le soundtrack a été dur à monter ?Oui et non…. Heureusement qu’on est un tout petit pays et qu’on se connaît tous. Arno et Tom Barman, je les connaissais. Sigur Rós, je ne sais pas s’ils sont très bien connus ici en France, mais c’était quand même un petit miracle parce qu’ils disaient : « nous ça n’a rien à voir avec le pognon. On veut voir le film, le groupe veut voir le film ». Et apparemment ils ont adoré.
Pour finir, on a entendu que vous alliez faire un remake de ce film ? Oui, c’est prévu, enfin avec les productions hollywoodiennes, on ne sait jamais. C’est Claude Lelouch qui disait : « Les films c’est comme les spermatozoïdes, y’en a plus qui n’arrivent pas au bout que… » (
Rires). Et donc on est un des nombreux spermatozoïdes dans le grand vagin (
Rires). Mais bon : l’autisme, le suicide chez les jeunes, le harcèlement, une société qui devient de plus en plus dure, compétitive, intolérante, c’est vraiment une masse de problèmes universels, et donc on peut virtuellement en faire un remake dans tous les pays du monde. Par exemple aussi au Japon ou en Corée.
Vous avez une idée de comment tourner la chose si cela se fait ?La débilité du système et le manque de curiosité vis-à-vis d’autres cultures, d’autres langues, fait qu’ils veulent bien aller voir cette histoire, mais pas si cela ne se passe pas dans leur monde. Donc on n’a qu’à transporter cela dans une école en Amérique et prendre le nouveau Leonardo Di Caprio ou approchant. Il a fait sa carrière avec
Gilbert Grape et non avec
Titanic. Donc oui, trouver un nouveau Di Caprio et une Frances McDormand ou une Susan Sarandon pour jouer la mère, et pour le reste, j’espère que ce sera une aventure bien audacieuse de retourner le même film parce que cela fait tout de même la quatrième fois que je raconterai encore la même histoire (
Rires). Mes amis se moquent de moi et me demandent si après cela, je pourrais en faire un ballet ou un jeu vidéo.
Propos recueillis par David Brami