Visiblement détendu et heureux de l’accueil réservé dans les festivals à son film
Bienvenue au cottage, Paul Andrew Williams est venu à Paris parler de ses inspirations, de son attachement aux personnages et de son rapport ambivalent au genre du film d’horreur. Un domaine qu’il aborde pour la première fois sur grand écran, après un premier long-métrage plus dramatique et réaliste,
London to Brighton.
Bienvenue au cottage a un effet incroyable sur l’audience. Dès que les deux personnages de ce film arrivent dans cette fameuse ferme, tout le monde réagit d’une manière ou d’une autre, car vous traitez l’horreur comme un événement arrivant dans le récit, et pas comme un genre en soi...C’est un peu ce que nous voulions faire, effectivement.
Vous avez d’ailleurs écrit dans un premier temps le scénario sans cette partie horrifique...Oui, exactement. A l’époque, je voulais écrire un film à très petit budget, et petit à petit, l’histoire a pris de l’ampleur et est devenue ce film un peu fou.
Vous vouliez faire du gore ?Non, pas du tout, pas à ce moment-là, mais j’ai voulu me frotter à un genre de gore... Disons un gore un peu stupide, il fallait que ça reste réaliste, et qu’on ait l’impression que ça puisse vous arriver. Quand le pied se fait couper par exemple, je peux vous dire que l’audience n’aime vraiment pas ça. Ils imaginent alors tout ce qui peut arriver avec une pelle, une pioche...
C’est un peu de l’horreur rustique.Oui, voilà, de l’horreur rustique ! (
rires)
Le fait que le film soit centré sur deux personnages fait que tout arrive comme un choc. Vous ne le voyez pas comme un cousin de Saw, ou Hostel, toute cette vague horrifique très dure ?Non, c’est vrai, le film est avant tout l’histoire de ces deux frères, de leurs relations. Tout ce qui leur arrive est certes fun pour le spectateur, mais si à la base vous n’étiez pas intéressé par ces deux là, vous n’auriez même pas envie de regarder la suite.