D’après nos sources, il y a de l’amour dans l’air dans ce nouvel opus, non ?Tiens, ça ferait un bon titre de chanson ! (
rires) Effectivement, l’évolution principale du personnage de Hellboy entre les deux films, c’est que dans le premier il était assez bourru, il lançait des remarques cinglantes, et il ne se montrait pas particulièrement tendre ou sensible. Mais maintenant, il est impliqué dans une relation, et on se rend compte que c’est là que les problèmes commencent vraiment… (
rires) En un mot, le fait qu’il ait officiellement une petite amie a tendance à foutre le boxon ! Donc disons qu’il est toujours lui-même, mais qu’on découvre d’autres aspects de sa personnalité…
Et a-t-il aussi évolué physiquement ?De manière très subtile. À vrai dire, pour un regard neuf, il est exactement identique, c’est dire si les changements sont minimes. Mais bon, à mes yeux, ils sont bien réels et le rendent encore plus cool… plus fort… plus jeune… plus sexy ! (
rires) En revanche, il y a un changement important, c’est la qualité du maquillage. En plus de mettre moins de temps à être appliqué, il est aussi beaucoup plus « sensible », et laisse ainsi transparaître encore davantage les différents émotions que je peux jouer. À vrai dire, c’est un peu comme si je n’avais de maquillage du tout !
A-t-il de nouveaux gadgets ?Vous vous souvenez du Samaritain, le gros revolver qu’il avait dans le premier film ? Et bien, celui qu’il a maintenant est quatre fois plus gros !
Hellboy est plus humain que certains humains, et c’est un trait de caractère qu’il a en commun avec le personnage que vous incarniez dans la série La Belle et la Bête. Qu’est-ce qui vous attire dans ces personnages ?En ce qui me concerne, rien, si ce n’est que ce sont les rôles qu’on me propose ! Et après, j’accepte en fonction de l’argent qu’on me donne.
C’est vraiment votre seule motivation ?Non, bien sûr que non. En fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à travailler comme comédien de théâtre en jouant avec des masques. Et je pense que ce qui attire un comédien vers ce genre de discipline relève en effet de ce que les personnages que nous incarnons sont forcément plus riches que ce que leur apparence laisse supposer. Par ailleurs, je dois ajouter que, quand j’étais enfant, avant même que je pense à devenir acteur, personne n’a eu autant d’influence sur moi que Charles Laughton dans
Quasimodo (
de William Dieterle : NdlR). J’étais époustouflé, je n’en revenais pas… Il était tellement laid, et en même temps tellement beau ! Je suis donc fier, d’une certaine manière, d’avoir marché pendant le plus clair de ma carrière dans ces traces-là.
Propos recueillis par Cédric Jouarie