1. >
  2. >
  3. >
  4. >Interview : Roschdy Zem (mauvaise Foi) [page 1]

Interview : Roschdy Zem (mauvaise Foi) [page 1]

Par - publié le 07 décembre 2006 à 02h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h19 - 0 commentaire(s)
Nous avions eu la chance de le croiser il y a quelques mois pour le film de Rachid Bouchareb, Indigènes, un échange lumineux, que nous avons pu poursuivre ici avec Roschdy Zem, cette fois ci autour de son propre long-métrage, Mauvaise foi qu’il vient de réaliser. Un film qui lui ressemble, dans sa générosité, dans sa tendresse.



Qu’est-ce qui vous a donné envie de passer derrière la caméra, c’était un désir que vous nourrissiez en vous depuis longtemps ?
Non pas du tout, ce fut une opportunité en fait, l’envie d’écrire cette histoire depuis longtemps c’est vrai, mais je n’avais pas pensé à la réaliser, c’est mon producteur, Philippe Godeau, qui m’y a encouragé et dès qu’il me l’a proposé c’est immédiatement devenu une évidence. En écrivant, certaines images se sont imposées et ce sont celles que l’on retrouve dans le film.

Qu’est-ce qui a motivé cette histoire, le besoin de parler, de manière détournée, avec humour et émotion, de conflits qui existent toujours entre ces différentes cultures ?
C’est vrai que j’ai eu envie de transposer cette histoire. A l’origine, le récit commençait d’ailleurs en Israël, dans le Kiboutz que l’on voit dans le film et on retrouvait le couple se réveillant dans son lit, mettant en place ainsi une sorte de parabole. J’ai eu envie de me poser autour de ce sujet car il concerne évidemment mon enfance, mon vécu, mes voyages, que ce soit au Moyen-Orient ou en Israël, c’est une composition de plusieurs éléments qui m’a amené à cette histoire du couple. J’avais surtout envie d’échapper à une certaine gravité, d’en parler avec légèreté, surtout dans la première partie du film. Il y a finalement tellement d’absurdité dans tout cela, dans cette transposition de ce conflit ici. Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup plus d’énergie au Moyen Orient de la part du peuple pour aller vers une paix que chacun espère, ce qui n’est pas forcément le cas en France où chacun a choisi camp et reste figé sur ses positions. Je voulais donner mon point de vue sur ce conflit, sachant que j’ai moi-même deux enfants avec une femme juive, ce qui a forcément motivé ce récit.



Il y a de réelles connexions avec votre propre expérience ?
Non, c’est juste une source d’inspiration, ma vie n’a rien à voir au final avec l’histoire sur laquelle je me suis centré, que j’ai totalement fantasmée. Nous n’avons vraiment pas vécu la même chose, ce fut juste la situation de base qui a été pour moi un point de départ. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Philippe Godeau m’a demandé d’écrire ce scénario, il me connaissait, je voulais bien en parler, mais ma vie à moi étant beaucoup plus harmonieuse, on se serait très vite ennuyé, il fallait imaginer des difficultés.


Vos réactions


logAudience