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James Wan & Leigh Whanell : Dead Silence [page 1]

Par RLV & AM - publié le 02 mai 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h36 - 0 commentaire(s)
James Wan & Leigh Whannell sont un peu les Matt Damon & Ben Affleck du cinéma fantastique. Avec Saw, coup de maître où le manque de moyens était compensé par une foultitude d’idées riches, ils ont considérablement bouleversé l’industrie horrifique, invitant à reconsidérer les interdictions. Avec Dead Silence, leur second long métrage ensemble (Wan à la réal, Whannell au script), ils répondent à la surenchère gore qu’ils ont lancée par une forme de fantastique classique pourvue d’un twist final qui devrait vous faire cogiter pendant un petit moment. Enjoy the dead silence.


Janvier 2005. Nous découvrons (et adorons) Saw premier du nom. Depuis la mise en chantier de Dead Silence, on attendait avec une impatience non feinte de voir si James Wan et Leigh Whannell allaient réussir à transcender les attentes. Même s’ils ont partiellement participé aux scénarii des autres Saw en laissant parler leurs désirs de nouveaux producteurs heureux, les deux amis ont donné toute leur confiance à Darren Lynn Bousman qui a considérablement barbouillé une saga qui aurait certainement mieux fait d’en rester au premier volet nihiliste. Scénariste, c'est un métier vachement cool parce qu'il permet, entre autres, de se défouler joyeusement, sans vergogne, sans retenue et surtout sans scrupule sur de pauvres personnages fictifs. Excepté Schwarzenegger dans Last Action Hero, aucun d'entre eux ne s'en est jamais plaint et c'est pour ça que les doux dingues James Wan et Leigh Whannell s'acharnent comme des salauds à traîner les leurs dans une merde noire.


Déjà que dans Saw, c'était plutôt coton pour les pauvres gus destinés à pourrir comme deux rats en cage avant de plus ou moins s'entretuer auparavant, mais pour le héros de Dead Silence, c'est le pompon ! Primo, sa pauvre mère n'est plus et son archi friqué de père l'a carrément effacée du tableau familial avec un truc genre Photoshop pour la peinture. Deuzio, le paternel lui-même (Bob Gunton qui devient vraiment gaga) végète comme un poivron gris dans un fauteuil roulant en évitant de tacher son pantalon Gucci avec ses propres glaviots. Enfin, sa femme se fait méchamment arranger la tronche comme si on lui avait écarté la mâchoire avec un démonte-pneu.


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