Lors de notre rencontre il y a quelques mois avec
Bertrand Blier, il a désigné Jan Kounen comme un metteur en scène qu'il admirait pour sa folie, cette manière d'avoir une « caméra à la place du cerveau ». On ne peut que lui donner raison, tant l'audace formelle de Kounen est inédite en France. Il est de cette génération -avec Gaspar Noé ou Albert Dupontel par exemple- qui a remis en cause les conventions du cinéma hexagonal. Son oeuvre puise dans la B.D, le cinéma américain, et ses propres trouvailles stylistiques.
Dès
Dobermann, il ne laisse pas indifférent.
Blueberry : l'expérience secrète est également une adaptation enivrante et inspirée, un voyage au coeur du chamanisme et la culture des Indiens d'Amérique sur laquelle il s'est attardé avec
D'Autres mondes, un documentaire passionné. Il adapte ensuite le roman déjanté de Frédéric Beigbeder dans
99 Francs. Il revient à Cannes, racontant après Anne Fontaine, Coco Chanel, avec cette fois Anna Mouglalis dans le rôle titre. Il évoque une période bien différente de sa vie, une romance mythique, dans
Coco Chanel & Igor Stravinsky.