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Jerry Bruckheimer, sa vie...

Par Anne Louise ECHEVIN - publié le 10 août 2010 à 18h52 ,
MAJ le 11 août 2010 à 00h30 - 0 commentaire(s)

Les fans de bon gros cinéma américain, synonyme de pop-corn, d'action et bastons, connaissent tous le nom de Jerry Bruckheimer, roi de ce type de film, producteur hollywoodien emblématique s'il en est. Adulé par certains, qui apprécient ces films décérébrés et uniquement voués au divertissement le plus pur, il est aussi, bien souvent, méprisé par bon nombre de critiques et de cinéphiles, estimant que non, le cinéma, ce n'est pas que le pop-corn !


Pourtant, le succès de Jerry Bruckheimer n'est plus à démentir : en 2007, l'ensemble des films qu'il a produit aurait rapporté plus de 15 milliards de dollars. De même, selon le magazine Forbes (en 2007), Jerry Bruckheimer était la deuxième fortune de l'industrie du divertissement, derrière la toute puissante Oprah Winfrey. Qui est-il ? Quelles sont les raisons de son succès ?

 

 

 

De la psychologie au cinéma...


Au départ, rien ne semblait prédestiner Jerry Bruckheimer à devenir l'un des maîtres d'Hollywood. Né en septembre 1945, il a fait des études de psychologie à l'université d'Arizona. Entre la psychologie et le cinéma, peu de points communs au premier abord, mais, qui sait, peut-être que l'ami Jerry a tout compris de l'esprit humain, sachant apporter ce que le grand public veut voir dans chacun de ses films... Même si le producteur, dans une interview à IGN, affirmait : « je ne sais pas ce qui fait qu'un film marche. Si c'était le cas, je ferais succès après succès. » Pourtant, côté succès, Jerry Bruckheimer n'est pas à plaindre.


En dehors de ses études, Jerry Bruckheimer se passionne pour la photographie, ayant, paraît-il, la manie de shooter tout ce qui lui tombait sous le nez. Délaissant ce vers quoi ses études semblaient le porter, Jerry Bruckheimer se lance dans le milieu de la publicité, tout d'abord à Détroit, puis à New York. Ses productions dans le domaine lui permettent de se faire remarquer. Il embarque alors pour Los Angeles, capitale US (mondiale ?) du cinéma, et Hollywood lui ouvre ses portes.


L'idée n'est pas de retracer films par films la carrière de Jerry Bruckheimer. Précisons simplement que sa première production au cinéma remonte à 1975 : il s'agit de Adieu Ma Jolie, réalisé par Raymond Chandler. Le premier vrai tournant de sa carrière a lieu en 1980. Il produit American Gigolo, sur le tournage duquel il rencontre Don Simpson. Les deux hommes vont s'allier et produire ensemble (pour la Paramount), quelques-uns des plus importants succès des années 80. Ils frappent notamment très fort avec Flashdance (1983). Bien que le film soit classé R-Rated, Jerry Bruckheimer, Don Simpson et la Paramount vont littéralement faire exploser les chiffres du box-office...

 

En 1985, Jerry Bruckheimer est sacré producteur de l'année (1984 est l'année de sortie du premier volet de la saga du Flic de Beverly Hills) ! Sa carrière était lancée, carrière qu'il devra continuer en solo, après avoir stoppé son contrat avec la Paramount, et surtout après la mort de son ami Don Simpson, qui décédera en 1995 sur le tournage de Rock, d'un certain Michael Bay...

 

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Jerry Bruckheimer, un nom devenu une marque


De l'avis même du producteur, le nom Jerry Bruckheimer est plus qu'un simple nom. En pleine promotion de Veronica Guerin (l'un des rares films Bruckheimer qui ne suive pas la logique « boum -mitraillettes - crash de Ferrari à 4.500.000 dollars), et en préparation du premier Pirates des Caraïbes, Jerry Bruckheimer expliquait à IGN que Disney le laissait faire la promotion de ce futur film, la firme de Mickey ayant bien compris qu'un long-métrage estampillé « Jerry Bruckheimer » possédait une marque propre, reconnue dans bien des endroits du monde.


D'ailleurs, il est amusant de constater que, avec Jerry Bruckheimer, c'est le producteur qui prend le pas sur le réalisateur. Pour bon nombre de films qu'il a produit, le public rattachera les films à Jerry Bruckheimer. En 2010, par exemple, il est derrière Prince of Persia et L'Apprenti Sorcier. La première réflexion, souvent, est : tiens, voilà les films de l'été de Jerry Bruckheimer. Quid du réalisateur ? Le public s'en moque quelque peu... A l'exception, peut-être, des films réalisés par deux hommes ayant (pourtant) beaucoup collaboré avec le producteur : Tony Scott et Michael Bay...


Mais qu'est ce qu'un film portant la marque « Jerry Bruckheimer » (Certifiée AOC d'origine contrôlée, élue produit de l'année par les consommateurs de pop-corn...) ?


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