Par Rafik Djoumi - publié le 20 avril 2008 à 22h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h13 - 0 commentaire(s)
L’Homme qui tua Liberty Valence (1962)
Un jeune avocat idéaliste (James Stewart) débarque dans un bled de l’Ouest le plus sauvage, et se voit menacé par la bande du terrible Liberty Valence. Un cow-boy aguerri et craint de tous (John Wayne) tente de protéger en silence ce jeune idéaliste afin qu’il ne succombe pas à son tour à la violence et la folie environnante. Remplacez James Stewart et John Wayne par Magimel et Dupontel, et vous obtenez l’une des thématiques du film de Florent Siri, L’Ennemi intime, qui rend subtilement hommage à la force narrative du Western. Pratiquement dénué de coups de feu et d’indiens, L’Homme qui tua Liberty Valence distille pourtant une tension redoutable qui ne faillit pas avant son plan final. Son regard lucide, sur le rôle de la violence et des idéaux dans le fondement des sociétés, a largement été cité à travers sa célèbre réplique finale « Imprimez la légende ». Mais une autre caractéristique du film, beaucoup plus inattendue, a fait sa gloire à travers les générations. Le film de Ford est en effet l’un des rares, si ce n’est le seul, à plonger si profondément dans les notions de virilité… que certaines scènes en deviennent incompréhensibles pour le public féminin tandis qu’elles ravissent les hommes. Faîtes le test : mettez un garçon et une fille devant le film, et observez-les lorsque John Wayne lance sa réplique « C’était mon steak Valence. » Réactions contrastées garanties.


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