Par La Rédaction - publié le 25 juillet 2008 à 16h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h17 - 0 commentaire(s)
Depuis les premières aventures de Batman en 1939 les auteurs n’ont eu de cesse de créer des ennemis toujours plus bariolés, originaux, spectaculaires et effrayants. Tranchant nettement avec l’univers sombre de Gotham et le caractère austère de Batman, les vilains sont toujours des alter egos du justicier, lui renvoyant une image déformée de son propre traumatisme. De Bob Kane à Tim Burton, en passant par Moore, de nombreux auteurs soulignent le peu de différences entre le héros et les méchants. Des méchants qui sont en grande partie à l’origine du succès phénoménal du comic, des séries et des films, n’hésitant pas parfois à voler le premier rôle comme dans Batman Le Défi. La collection de vilains la plus riche de toute la bande dessinée (avec Spider-Man pas loin derrière), une quantité astronomique de gangsters, monstres et autres tueurs psychopathes, qui assurent toujours le spectacle et renforcent un Batman toujours prompt à les vaincre. Voici une petite présentation des principaux adversaires du Dark Knight, que nous aurons probablement la chance de retrouver dans les prochaines adaptations cinématographiques.

Le Joker
Véritable nom : inconnu
Première apparition : Batman n°1 – 1939



Ennemi juré du justicier, le Joker n’est pas un simple criminel dégénéré parmi les autres, puisqu’il possède un atout de taille dans sa manche : malgré sa folie déviante, il n’interagit généralement qu’avec Batman, à savoir qu’il a vite trouvé dans ses méfaits un sens : être celui qui fait que l’homme chauve-souris est du bon côté ! Difficile alors d’arrêter un homme pour qui tout acte psychopathe semble justifié et qui, en plus, met du cœur à l’ouvrage. Totalement hors norme, le Joker semble accomplir son œuvre sanglante avec un humour et une dérision hors du commun, celui-ci faisant toujours un peu plus preuve d’originalité dans les horreurs qu’il met en place, tentant de faire honneur à son surnom autoproclamé. Car comme chacun sait, si le célèbre détraqué se nomme ainsi, c’est à cause du large et étrange sourire qu’il arbore quasiment en permanence, rictus auquel on propose différentes explications, la plus célèbre étant celle d’une déformation physique due à un plongeon dans une cuve de produits toxiques. Interviennent alors d’autres suppositions comme celle qui consisterait à penser que le Joker se force à sourire ou encore celle d’une séquelle d’un sourire d’ange, ses lèvres ayant été déchirées par un Batarang lors d’une des premières rencontres -alternative- avec le Caped Crusader.

Toujours est-il que la bouche tendue, le teint rendu quasi albinos et les cheveux dévitalisés verdâtres, il tente à chaque fois d’aller un peu plus loin dans sa démence pour concocter de nouveaux crimes qu’il pourra signer de sa fameuse carte de visite tirée des jeux de cartes, crimes dont il va chercher l’originalité dans les méandres de sa psychose dont on ne sait finalement pas officiellement d’où elle provient tant lui-même invente des histoires nouvelles à chaque fois qu‘il se penche sur son passé. Apparu d’abord sous la forme clownesque qui a fait sa réputation, et ce dès la seconde année du justicier lorsque celui-ci obtint un comics à son nom lors du printemps 1940, il fut ensuite affilié à un autre malfrat, Red Hood, apparu dans les années 50 et dont la particularité était de porter une sorte de cloche écarlate sur la tête qui ne permettait pas alors de connaître son identité. Lorsque Alan Moore se lança dans la rédaction de The Killing Joke, il proposa la possibilité que les deux personnages ne fassent qu’un, le Joker étant en fait un ancien humoriste raté qui, pour subvenir aux besoins de sa femme et de son enfant, accepta de se faire passer pour le célèbre criminel en rouge lors d’un cambriolage qui tourna mal, les histoires se recoupant lors de sa chute dans le bassin toxique. Pris de folie lors de la découverte de son visage déformé, il jura de mener Gotham à sa perte en proposant d’offrir une ville à son image. Une autre proposition provient du film de Burton et qui consiste à dire que le Joker est en fait un ancien truand, Jack Napier, à qui l’on accorderait la responsabilité des meurtres des parents Wayne. Quoi qu’il en soit, à partir du moment où le criminel va devenir un peu plus intime avec Batman, il va se mettre en tête de pousser toujours un peu plus loin ses vices, assassinant le second Robin (Jason Todd), violant et martyrisant Barbara Gordon avant de tuer sa mère, lâchant des gaz toxiques sur la population de Gotham… On lui a aussi proposé plusieurs morts parmi lesquelles on peut trouver la chute d’une cathédrale (le film de Burton), un combat au corps à corps violent à grands coups de Batshurikens (Batman Dark Knight de Miller), ou encore la chute dans des câbles électriques (Batman: Le retour du Joker). Dans ce même épisode de la série animée, le Joker reviendra en effet, malgré son décès quelques années plus tôt mais ce d’une manière moins réaliste puisque grâce à l’ADN et à la passation d’esprit. Complètement fou, le Joker passe la plupart de son temps à l’asile d’Arkham où il prépare ses nouveaux plans dont le but ultime est de discréditer le justicier, totalement conscient que le héros est tout aussi dérangé que lui et mérite amplement sa place dans l’hospice.



Acteur que l’on aimerait voir dans une prochaine adaptation : Nicholson avait la classe mais était beaucoup trop vieux ; Cesar Romero était peut-être trop sage ; attendons de voir ce que va proposer Heath Ledger qui annonce un Joker revenant à une approche brute et jusqu'au-boutiste… Cependant Donald Sutherland pour un Batman Dark Knight contre un Clint Eastwood en Batman sur la fin et réglant ses comptes une bonne fois pour toute… Ou peut-être un Crispin Glover un peu plus vieux !


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