Par La Rédaction - publié le 25 juillet 2008 à 16h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h17 - 0 commentaire(s)
Le Pingouin
Véritable nom : Oswald Cobblepot
Première apparition : Detective Comics n°58 - 1941



L'introduction du second volet burtonien, Batman Le Défi, est un sommet. On plonge dans une ambiance qui fait songer à l'expressionnisme de Fritz Lang, aux productions de la Hammer et au Xanadu de Citizen Kane (avec cette demeure somptueuse aux immenses cheminées). Ainsi Oswald Cobblepot, l'infortuné, vient au monde, avant d'être abandonné par ses parents dans le parc enneigé de Gotham City. Il trouve refuge dans les égouts, auprès de ses semblables les pingouins, roi en son domaine et encore ignoré des hommes. Lorsqu'il refait surface c'est pour conquérir son humanité. Malgré un aspect difforme et répugnant, des pulsions libidineuses et psychopathes incontrôlables ainsi qu'un côté sociopathe pas très bien maîtrisé, on ressent régulièrement de la pitié, voire de l'empathie pour ce monstre, pathétique et rejeté. Il est une créature de conte noir. C'est ainsi que Tim Burton a abordé la franchise, mais cette fois-ci avec un côté plus humain, moins cartoonesque que pour le Joker du premier volet, où Jack Nicholson se déchaînait. Danny de Vito incarne cette boule d'aigreur revancharde oscillant entre sincérité et cynisme, vulnérabilité et folie furieuse. Il maintient l'ambiguïté du personnage. Il est certes ingrat et malfaisant mais psychologiquement assez fouillé. Il est le symbole de ce film qui est l'une des plus belles parades monstrueuses que l'on ait vu ces dernières années (ah... Catwoman...), et accessoirement un chef d'oeuvre du genre.



Acteur potentiel : Paul Giamatti


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