Julia Roberts est une star incontestable, au sens classique du terme, une icône dont le glamour aura servi bien des films (dont on verra qu'ils ne sont pas tous indispensables). Révélée par
Pretty Woman, elle devint le symbole d'un atout de charme à des films légers ou encore des mélos qui profitaient de sa sensibilité, de sa beauté et de sa gloire. Mais elle n'était pas destinée à se laisser enfermer dans une case et allait s'émanciper dans des rôles plus complexes auprès de Steven Soderbergh (dans
Erin Brockovich et
Full Frontal) ainsi que Mike Nichols dans
Closer, entre adultes consentants et
La Guerre selon Charlie Wilson (sortie en DVD le 5 aout 2008). L'occasion pour nous de revenir sur sa carrière très fournie -et forcément hétérogène-.
FIREHOUSE: Pas classe mais alors pas du tout
Première apparition de la belle au cinéma dans un film dont la vacuité scénaristique touche au sublime. Une histoire de pompiers stupides côtoyant des femmes très peu frileuses, donc souvent déshabillées (CQFD). A voir par pure curiosité documentaire, pour témoigner des humbles débuts de la jeune Julia en 1987, époque où elle était également au générique d'un épisode de
Deux Flics à Miami.
SATISFACTION: pas classe
Mais toutefois un peu plus glorieux... L'histoire d'un groupe principalement féminin qui débute en jouant dans un bar et décroche un contrat pour jouer en Europe. La comédie musicale est banale mais se laisse regarder. Roberts commence à tirer son épingle du jeu et bénéficie de quelques belles répliques dans le rôle de Daryle, bassiste ironique (déjà) et spirituelle. C'est assez sympathique, plein d'un fun un brin désuet version eighties. Pour les nostalgiques peut-être...
UN FUSIL POUR L'HONNEUR: Pas Classe
Tourné également en 1987, le film n'a pas d'autre intérêt que de réunir Julia avec son frère, Eric Roberts, qui l'a encouragée à embrasser une carrière. L'histoire est assez banale, un western sans imagination traitant d'immigrants d'origine sicilienne produisant du vin et ayant à subir les assauts hargneux d'un méchant bonhomme (Dennis Hopper) qui veut racheter leurs terres pour que le chemin de fer passe. Bon... On est loin d'
Il était une fois dans l'ouest. La mise en scène est plate. Julia Roberts est belle, mais rien n'annonce encore son glorieux avenir.