Contre toute attente, Julia Roberts est finalement assez inclassable et pleine de surprises. Celle qu'on a un peu trop vite réduite à l'image d'une
Pretty woman, a su prendre toute sa mesure, dans des choix ambitieux et variés. En épousant des univers différents (Pakula, Altman, Soderbergh), elle a pu être polyvalente et délicieusement imprévisible. A l'affiche de
La Guerre selon Charlie Wilson, elle surprend de nouveau, devenant une femme de pouvoir qui joue de son crédit pour influer sur la politique des Etats Unis en Afghanistan dans les années 80. Elle y est blonde et déterminée, hautaine et pleine d'autorité naturelle.
Après ces débuts archétypaux en tant qu'héroïne attachante de comédie romantique,Julia Roberts a su prendre son indépendance, se servir de son pouvoir, de son charme, de son aura pour révêler la variété de son talent, prenant des rôles qui ne lui ressemblaient pas (
Erin Brockovich,
Closer), s'écartant habilement de sa voie toute tracée. Elle est une star et une icône mais s'est imposée comme une grande actrice. C'est là que sa trajectoire est exemplaire (et pas si évidente).