Par Jean-Baptiste Guégan - publié le 17 décembre 2008 à 09h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 20h32 - 0 commentaire(s)
Parmi les réalisateurs coréens à s’être imposés ces dernières années, il en est un dont on n’attendait pas autant, il s’agit de Kim Jee-woon. En effet, tapi dans l’ombre d’un Bong Joon-Ho et très éloigné des Kim Ki Duk, Im Sang Soo et consorts, l’homme a progressivement fait ses armes pour mieux nous surprendre au fur et à mesure. Ainsi, de film en film, ose-t-il une audace formelle et narrative, très éloignée de ce à quoi ses premières prestations l’amenaient à prétendre. Le Bon, la brute et le cinglé étant une parfaite confirmation de ce talent qui éclot véritablement, il était donc temps de réparer l’impair qui consistait à sous-estimer le cinéma de ce dernier.



Un jeune cinéaste parmi d’autres

Sud coréen natif de Séoul, Kim Jee-Woon (김지운) a connu comme nombre de ses coreligionnaires, son pays en proie à une instabilité chronique et à la peur d’une attaque du frère ennemi situé au nord. Et pourtant, comme tant de ceux qui œuvrent dans le cinéma local, il fait partie de cette génération de trentenaires que rien n’arrête. Surprenant et sans cesse déconcertant, notre homme est en effet l’exemple type de ce que peut produire l’industrie sud coréenne du film, à savoir un talent éclectique, prompt à l’expérimentation, à l’hybridation des genres mais toujours capable de s’inscrire dans une forme grand public.



Ainsi, s’explique donc que notre trentenaire sémillant se soit attelé jusqu’ici à des projets aussi différents les uns des autres. En effet, point de véritables ressemblances ni de réelles récurrences entre son dernier métrage, Foul King ou Deux sœurs. Et pourtant, c’est justement dans cette variété que Kim Jee-woon aime à se lover, à l’instar de ses compatriotes. Celle qui consiste à explorer le filon des genres, pour mieux les réactualiser et en définitive, les briser, les outre-dépasser.


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