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La Femme Sans TÊte : Interview Lucrecia Martel [page 1]

Par David A. - publié le 15 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 15 octobre 2009 à 11h08 - 0 commentaire(s)
Après des études dans le film d’animation à l’ENERC (Ecole Nationale d’Expérimentation et de réalisation Cinématographique) puis en sciences de l’information et de la communication, Lucrecia Martel réalise ses premiers courts-métrages entre 1988 et 1994. En 2001, son premier long-métrage, La Ciénaga, est primé à Berlin, à Sundance et aux 13ème Rencontres Cinéma d’Amérique Latine à Toulouse. En 2004, son second long-métrage, La nina santa, est sélectionné en compétition du Festival de Cannes tout comme son troisième film, La femme sans tête, sélectionné pour le cru 2008.


C’est un film que vous avez mis du temps à écrire, pourquoi ?
Lucrecia Martel : En réalité je n’ai perdu qu’une année à cause de désaccords avec le producteur.

Mais dans l’écriture du scénario en lui-même ?
L.M. : J’avais écrit une ébauche du film alors que je tournais La Ciénaga et je pensais m’y atteler tout de suite après mais finalement c’est le projet de La nina santa qui s’est imposé en premier. J’ai continué d’apporter des modifications à cette ébauche qui est ensuite devenu un véritable projet de long-métrage.


Quels étaient pour vous les principaux enjeux de ce film là ?
L.M. : Pour moi c’était l’idée de partager avec le spectateur le mécanisme du déni qui s’est développé dans la réalité argentine. Et une façon d’approcher de cette idée était de se rapprocher de ce personnage, celui de la femme, qui de la peur au doute va peu à peu mettre de côté sa culpabilité, notamment avec l’aide de son entourage. Je suis surprise par la grande majorité des commentaires autour du film qui mentionnent souvent une grande distance vis-à-vis du personnage principal, celui de la femme car justement ce que j’ai tenté de faire c’est de rentrer dans l’intériorité du personnage.

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