Les lecteurs de DVDrama (oui c'est bien de vous dont il s'agit) vont à nouveau pouvoir profiter de cadeaux en pagaille en envoyant à
tity@dvdrama.com leurs productions : Top 20 / Flop 20 / Avis du jour / Dossier du net / Scan séquence / Nanar...
A la fin de chaque semaine la rédaction désignera le texte le plus méritant ou intéressant et l'auteur sera récompensé par un lot de DVD. Vous connaissez le principe, alors à vos claviers !
Il y a des dessins animés qui marquent des générations. Concernant ma génération, celle de ceux nés entre 1985 et 1990, un dessin animé aura marqué les esprits : Batman : The Animated Serie, dit encore Batman TAS ou BTAS.
Restituons le contexte. Nous sommes en 1992, les deux films de Tim Burton,
Batman et
Batman le défi, respectivement sortis en 1989 et 1992, ont eu un fort beau succès (quoique celui du deuxième Batman fut bien relatif...). Paul Dini et Bruce Timm créent alors une série animée, produite par la Warner, qui reprend l'univers des films, qui constituaient (comme les films
Spider-Man d'aujourd'hui) les grosses productions à large public de l'époque.
Mais là où l'on pourrait croire que le dessin animé est essentiellement calibré pour plaire à un jeune public, Batman TAS opte plus pour toucher un public large, dans le sens plus âgé. Difficile de ne pas sentir le ton mature de cette série animée, une orientation adulte confirmée par des graphismes certes épurés mais très sombres. Les formes sont très géométriques, les couleurs sont tristes (gris, noir) et la fidélité aux films de Tim Burton est de mise puisque 99% de l'action se passe la nuit. Même les rares scènes diurnes se déroulent sous un ciel rouge sang assez souvent auréolé de nuages noirs.
Notons aussi que le style n'est pas sans rappeler les films noirs. La forte influence des années 50 se fait ressentir tant sur les décors que sur les voitures, les coiffures et les garde-robe des personnages (les longs imperméables gris au col relevé). Difficile alors de ne pas penser au premier film Batman qui usait des mêmes codes visuels.
En conclusion, le côté visuel du dessin animé est très réussi et contribue largement à cette atmosphère glauque post-apocalyptique.