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La Parole Aux Lecteurs : Iron Man - La Deception [page 1]

Par Rorschach - publié le 06 juin 2008 à 04h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h20 - 0 commentaire(s)
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Rorschach nous parle aujourd'hui de ses espérances quelque peu douchées par la vision du Iron Man de Jon Favreau.


Alors qu’il y a à peine une décennie les adaptations de comics n’existaient qu’à l’état de fantasme de geek, depuis le succès de Blade et plus encore du premier X-Men, pas une année sans ses 2 ou 3 films de super-héros. Une invasion de masse qui, à quelques exceptions près, se sera surtout fait remarquer par un manque d’ampleur et surtout de respect des fans comme des cinéphiles.

Etant la firme de comics la plus populaire, c’est donc le catalogue Marvel qui se voit exploité via des films aussi puérils que lénifiants. Les 4 fantastiques, Ghost Rider, Elektra, X-Men 3 autant de nanars friqués que n’aurait pas reniés Albert Pyun, auteur en 1989 d’une mythique (car désormais invisible) version cheap et ringarde de Captain América. Des films qui auront inexplicablement un certain succès, ouvrant la voie pour d’autres projets.
Enter Iron Man. S’il est loin d’être aussi maîtrisé et définitif que la saga Spider-Man, il rempli sans trop de problème un cahier des charges bien garni en termes d’effets-spéciaux. Livrant une adaptation grand public d’un personnage actuellement au cœur de la tourmente politique et idéologique secouant ses aventures papier, Jon Favreau se montre plutôt inspiré dans les scènes d’action et parvient à capter l’essence du personnage de Tony Stark, concepteur d’arme érotomane et imbu de lui-même.

The Campbell Way

Dans les années 60, Stan Lee et les Kirby, Ditko ou Romita ne s’embarrassaient pas de vraisemblance, de psychologie fouillée ou d’intrigues développées. Pour créer ses héros, Stan Lee livrait les grandes lignes du concept de départ à ses artistes qui devaient s’arranger pour illustrer une histoire un minimum cohérente en 20 pages. Ce que l’on appelle The Marvel way. Ici, l’histoire n’est pas plus compliquée mais il aura fallu pléthore de scénaristes pour l’écrire.


Riche, célèbre, intelligent et donc adulé par les femmes, Anthony Stark fabrique des armes pour l’armée américaine sans autre état d’âme. Jusqu’au jour où, alors qu’il effectue une démonstration en plein désert afghan de ses nouveaux missiles, il se fait enlever par une faction armée. Férus de nouvelles technologies, ils commandent à Stark de leur fabriquer les dits missiles s’il souhaite garder la vie sauve. Déjouant leur surveillance, il arrive tel un Mc Gyver moderne à se fabriquer une armure qui lui permettra de s’échapper. Sorti transfiguré de cette expérience traumatisante, il n’aura de cesse de tenter de se racheter. Première mesure, stopper la manufacture d’armes pour le gouvernement. Deuxièmement, améliorer le prototype d’armure mise au point dans une grotte afin de neutraliser ses armes disséminées partout dans le monde.


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