Par Florent Kretz - publié le 22 juillet 2008 à 14h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 16h35 - 0 commentaire(s)
Votre court métrage Carcan a connu un certain succès, pouvez-vous nous en dire plus?
Carcan a en fait été produit par Quad, la société qui me représente. Il a été acheté par Canal Plus pour le faire tourner lors des fêtes de fin d’année, l’idée du paquet qui s’ouvre les amusant sûrement. Canal Plus lui décerna un prix et le court se retrouva sur France 2, diffusé lors d’une émission de Michel Field à laquelle participait Jan Kounen avec qui j’avais déjà travaillé. Luc Besson l’a vu et l’a placé en clôture du dvd Zéro Un. On m’a ensuite approché pour faire uniquement de la publicité mais j’avais besoin de voir un peu partout.



Quel a été votre tache sur le film de Leterrier?
Pour Hulk, je n’ai fait que le premier jet. Je travaillais en fait avec Louis -Leterrier- sur l’adaptation de la bande dessinée Blacksad de Canales et Guardino. A cet époque ma tache était de développer les designs et de faire différentes propositions quand au rendu live de ces personnages mi-humains mi-animaux. Louis a été contacté par la Marvel grâce au score qu’avait fait Le Transporteur au box office et lui a proposé de plancher sur une vision de Hulk, sachant que plusieurs étaient déjà en lisse. Après avoir reçu un premier script, il est venu me voir bien décidé à frapper fort en proposant déjà quelques grosses scènes story-boardées. On a donc travaillé ensemble sur différentes idées dont un plan séquence incroyable tournant autour du personnage de Hulk alors qu’il coursait un hélicoptère. On a aussi développé quelques idées graphiques autour des personnages de Banner et de son double.



J’aurais aimé pouvoir apporter plus de choses au moulin, mais il est vrai aussi qu’un projet tenu par la Marvel n’est pas rien et qu’il faut s’avoir s’impliquer pendant deux ans… Quand on a une vie de famille, ce n’est pas non plus très facile de se libérer pendant une si longue période pour ne se consacrer qu’à l’élaboration d’un film tel que Hulk. Cependant le peu que j’ai fait fut vraiment rafraîchissant et c’est un tel plaisir de pouvoir travailler sur des séries mythiques que l’on a lu quand on était gosse. C’est tellement génial de pouvoir s’amuser en travaillant sur un monstre tel que celui-ci. Et travailler avec Louis est un réel plaisir tellement il est ouvert et ne se limite jamais dans la recherche d’idées aussi démesurées soient elles.
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