Par La Rédac - publié le 20 octobre 2007 à 18h03 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h34 - 0 commentaire(s)
Marrant quelques minutes avec sa collection de postulats stupides, ou la doublure de Donald Pleasence qui plonge pour éviter une énorme explosion, Halloween 4 s'imposera comme sommet de la pente déclinante le long de laquelle la franchise va s'enfoncer d'un manière lancinante, sans trop chercher à justifier le pourquoi du comment. Cette suite (et la plupart des suivantes) existe pour faire comme la concurrence. Le postulat essaie de suivre les films originaux en lançant Myers à la poursuite de sa nièce, Jaimie, puisque Laurie Strode est morte prématurément. Michael sort du coma, mais il sait tout. Grâce à Google, il sait que : d'une part, il a une nièce et sait à quoi elle ressemble, mais en plus il a l'adresse de ceux qui ont bien voulu l'adopter. C'est bien la fille de sa mère, même destin tragique… Par ailleurs, la nouvelle grande sœur de Jaimie n'est autre que la petite fille dont Laurie (Jamie Lee Curtis) était la baby-sitter dans le premier film. On nage en plein Santa Barbara


Après tout, pourquoi pas, Halloween étant l'histoire d'une famille frappée par une malédiction multi-générationnelle, et tant que le bougre tient sur ses pattes, il n'a aucune raison de s'arrêter. Le problème, c'est que ce quatrième opus n'ira jamais au-delà de ça pour raconter sans talent ni énergie à peu près la même chose que le film original.Le bonhomme poignarde, perfore avec un fusil de chasse, s'accroche à un pick-up (pour ceux que ça inquiétait, il sait toujours aussi bien conduire) et échappe de justesse à une milice de chasseurs qui changeront d'avis après s'être bourré le mou durant une heure pour arrêter eux-mêmes le monstre. Le seul maigre attrait du spectacle repose sur le transfuge maléfique de Michael à sa petite nièce qui finira elle-même par poignarder sa mère dans une scène finale joyeusement pompée sur l'intro du premier film. Ca vaut le coup pour Donald Pleasence qui pète un câble à ce moment là, voulant tirer immédiatement sur la gamine parce qu'il n'a pas envie de se farcir encore 25 ans de psychanalyse, mais l'attente était trop longue. Le retour tant annoncé (et attendu) de Michael Myers se termine en eau de boudin. Ce n'est pourtant que le début des hostilités…


La suite des événements ne sera pas plus excitante puisqu'il faudra encore deux films pour banaliser Halloween à une série de films conçus pour s'enchaîner fadement. Des bonnes idées ici et là qui remplissent généreusement le cahier des charges de tout bon slasher qui se respecte, et amusent parfois avec ses prétextes tordus, mais qui s'oublient aussi sec. Dans le cinquième opus, Myers, censé rendre l'âme après avoir été canardé et tombé dans une tombe finira finalement dans un étang, récupéré et soigné par un pécheur pendant un an (Ben oui, faut bien revenir le jour d'Halloween) avant de se réveiller et de continuer ce qu'il a commencé. Donald Pleasence n'a toujours pas fini de rembourser son prêt immobilier, donc il rempile une fois encore pour se ridiculiser dans une histoire où il sera question de télépathie avec la fameuse nièce devenue elle-même meurtrière (guidée à distance par Myers en fait… Ahhhh), d'un grand méchant loup pourchassant ses brebis. Un machin pas trop mal emballé, mais jamais mémorable…


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