Un matin, le maître es scientologie Ron Hubbard, s’est levé et a déclaré qu’il souhaitait voir l’adaptation d’un de ses chefs d’œuvres littéraire au cinéma . Le lendemain,
Battlefield Hearth est sur les rails. Joie intense chez tous les apprentis Tom Cruise qui se délectent à l’idée de voir un long métrage puissant et universel prêchant la bonne parole. Teinté de science-fiction, le métrage sent fort le chef d’œuvre… Ça tombe bien, John Travolta, Forest Whitaker et Barry Pepper, comédiens respectables et respectés, viennent de recevoir leur feuille d’imposition. Une seule solution : faire le film le plus rentable possible avec un travail à fournir moindre. Inexistant même…
Donc c’est parti ! Tout le monde il est content, on va tourner un film rigolo avec des vaisseaux spatiaux et des lasers qui font tchouitchoui… Pas de quoi se faire flipper. « Soit ça passera inaperçu, soit ce sera vite oublié » pense Travolta. Que nenni ! Le film marque les esprits. Car nous avons affaire ici à un des plus grands nanars de science-fiction de l’histoire du cinéma !
Ed Wood a trouvé un copain : Roger Christian. Cinéaste de génie dont la particularité est d’utiliser un trépied à deux pieds. Une technique révolutionnaire reprise par bon nombre de cinéastes et permettant ainsi d’obtenir un cadre décadré. Un peu comme le coiffé décoiffé… La caméra constamment de traviole, les verticales deviennent diagonales. Il fallait y penser. Mais au-delà de cet effet visuel surprenant et ingénieux, Roger Christian est également connu pour utiliser avec talent le ralenti. Rappelez-vous des
Chariots de feu et de la musique de Vangelis ! Roger Christian a vu le film 72 fois et à la 72ème vision, il a compris que le ralenti offrait un impact émotionnel grandiose ! Inégalable… Influencé par le film de Hugh Hudson, Chris (c’est plus rapide, on reparlera de lui souvent) décide de nous mettre le ralenti à toutes les sauces ! Une chute de cheval ? Paf ! Ralenti … Un méchant tout moche qui entre dans le champs ? Ralenti !... Une scène qui sert à rien avec une musique toute naze et des effets visuels pourris ? Ralenti… C’est fort et jamais lassant. C’est bien. Vous l’avez compris, Chris n’est ni plus ni moins que le nouvel Eisenstein du cinéma contemporain.