Par Kevin Prin - publié le 31 janvier 2005 à 09h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h14 - 0 commentaire(s)
Le DVD étant vu par les réalisateurs comme un prolongement logique de la vie d'un film après le cinéma, il est l'occasion pour eux de dévoiler leur version, parfois raccourcie ou modifiée par la production pour la sortie salles. Intitulée "Director's Cut", assimilée à tort à une simple "version longue", celle-ci peut se traduire effectivement par des rajouts de scènes, mais aussi des suppressions et surtout des modifications. Raccourci et largement épuré dans sa version cinéma, Le Roi Arthur sort en DVD le 04 Février sous la forme de deux éditions : l'une contenant la version cinéma, l'autre l'inédite director's cut. Comparatif.

Tout d'abord la durée diffère énormément entre les deux films, avec 2h tout rond (et 34 secondes) pour la version salles, et 2h15 pour la director's cut.

VERSION NON-CENSUREE

Première évidence : la version projetée au cinéma du Roi Arthur avait été épurée de toute sa violence, allant jusqu'à gommer la moindre goutte de sang. La raison : le désir du producteur Jerry Bruckheimer de proposer au public un film interdit au moins de 13 ans (PG13) et non 16 (R), et ainsi augmenter son score au box-office, le public américain étant on ne peut plus sensible aux ratifications de la MPAA.


Version director's cut

Première bataille :
Si on ne trouvait aucune goutte de sang dans la version cinéma, il commence ici à faire son apparition à travers quelques petits jets bien sentis et autres effets réjouissants. Dès l'introduction, avant même qu'Arthur n'arrive sur le champ de bataille, nous avons donc droit à un cavalier romain assailli d'une flèche plantée douloureusement dans le haut de sa cuisse, une douleur qui ne durera que quelques secondes puisqu'il se voit jeté violemment à terre et achevé à la hache. Dans la foulée, un cheval romain est cette fois-ci directement tailladé d'un coup d'épée, son occupant tombant à terre en même temps que sa monture, et lui aussi achevé. Ces plans restent rapides et peu graphiques, mais en tant que simple introduction laissent un bon petit aperçu de ce qui nous attend.
Au programme donc : décapitation, décapiteur décapité, une flèche dans un œil (plan très rapide et très violent... mais dont l'arrêt sur image révèle le trucage), beaucoup plus de blessures et d'enfonçages de lames dans les gorges et autres parties du corps, et surtout une décapitation impressionnante à deux lames des mains de Lancelot.


L'ennemi à terre, Lancelot approche avec ses deux lames ... (director' cut)


... les positionne bien paisiblement... (director' cut)


... et décapite brutalement son adversaire.(director' cut)


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